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Insécurité : ces filles qui affirment être aux cours alors qu’elles sont avec leurs ''gars''

       L’actualité sociale est dominée présentement par les cas de jeunes filles qu’on retrouve mortes dans des hôtels ou des lieux suspects ici à Abidjan. On ne fait pas attention mais la ville d’Abidjan est devenue une ville incertaine sur le plan de la sécurité pour les jeunes filles ; et ce grâce aux réseaux sociaux où de jeunes filles s’engouffrent naïvement avec l’espoir de dénicher un correspondant de rêve. Mais savent-elles à qui elles s’adressent, derrière ces androïdes ?

      En tant qu’enseignant, j’ai l’occasion de suivre de nombreuses étudiantes et élèves dans leurs faits et gestes au sein des établissements scolaires. Leur première préoccupation, avoir un portable, le manipuler à toute heure, même pendant les cours. On devine aisément le type de correspondants : des hommes invisibles dont on ne maitrise ni le profil social, ni le profil psychiatrique. Or, comme je l’écrivais en guise de conclusion à une chronique il y a quatre ans, je n’avais pas manqué d’insister sur ce qui suit :

      ‘’A toutes ces jeunes filles donc, le loup est dans la bergerie, Alex, ce peut être ton actuel correspondant, ce peut être le futur correspondant que tu rencontreras sur les réseaux ; Alex, c’est sûrement ce grand inconnu que tu t’apprêtes à rencontrer avec beaucoup d’enthousiasme. Facebook est un grand livre ouvert, mais ne l’oublions pas, ne l’oublions jamais, il est aussi ouvert pour tous les psychopathes, ouvert contre les plus naïves de nos jeunes sœurs, ouvert pour tous les vices, même les plus impensables’’.

       Malheureusement, l’actualité montre bien qu’on ne tire pas de conseils sur les écrits didactiques. Insouciance, naïveté, émotion, telles sont les attitudes dans lesquelles nos jeunes filles se retrouvent allègrement. Il y a deux jours, je suis informé de ce qu’un parent d’élève, inquiet de l’absence prolongée de sa fille à l’école (pour un devoir selon la fille), appelle un professeur pour en savoir plus. Quelle ne fut sa surprise de s’entendre dire qu’il n’y avait aucun devoir prévu ce jour. On peut deviner l’affaire. Cette élève, comme bien d’autres ici à Abidjan a simplement ‘’marmaillé’’ son père pour sec retrouver au rendez-vous d’un gringalet, une stratégie bien connue.

       Elles sont nombreuses à fourrer une tenue de rechange dans le cartable, au cas où. Toutes les grandes écoles de la capitales sont accoutumées à ces grosses voitures mystérieuses qui stationnent à leurs devantures afin que des étudiantes s’y engouffrent. Naïvement, elles se livrent des compétitions à celle qui aura son ‘’gars’’ à voiture. Désormais, les prédateurs sexuels ne sont des personnages de thrillers américains, ils sont bien avec nous, avec nos jeunes filles. C’est ici qu’on devrait percevoir le rôle des vrais influenceurs. Dieu sauve nos filles.

               Frederic GNEZE

  

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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