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Changement climatique / Olivier YRO : "la Côte d'Ivoire a pleins d’initiatives et de projets"

Le Coordonnateur du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) de la zone 5 d’Abidjan, Olivier YRO, était ce mercredi 25 août à OperaNews. Il a profité de son passage pour accorder une interview à la rédaction sur la question de la 26e conférence annuelle de l'ONU sur le climat qui se tiendra à Glasgow (Royaume-Uni) du 1er au 12 novembre prochain. Il répond au micro de César KOUAME

Journaliste : bonjour monsieur YRO, soyez le bienvenu ! Vous avez décidé de venir saluer les journalistes d’OperaNews. Quels sont les sentiments qui vous animent aujourd’hui quand vous retrouvez une rédaction comme celle d’OperaNews.

Olivier YRO : je suis très heureux de venir ici et surtout de retrouver des jeunes qui embrassent encore ce métier. Je vous félicite et je crois que vous avez choisi le bon métier. Chaque fois que je retrouve une rédaction, ce sont des sentiments de joie qui m’animent. Je voulais féliciter toute l’équipe pour son professionnalisme et surtout pour son implication au bon fonctionnement de la presse.

Journaliste : vous êtes le coordonnateur du MAEP zone 5 qui regroupe Marcory, Treichville, Koumassi et Port-Bouët et on le sait vous partez bientôt pour la COP26. Quelles sont les grandes décisions prises par la Côte d’Ivoire pour la 26e conférence annuelle de l’ONU ?

Olivier YRO : la Côte d’Ivoire se rend à la prochaine Cop avec ses décisions nationales que nous avons prises au sortir de la Cop25. Ces décisions sont entre autres la création de l’agence du changement climatique, une loi sur le changement climatique, un fond pour le changement climatique donc plusieurs mécanismes qui nous permettent aujourd’hui de dire que la Côte d’Ivoire est en marche pour lutter contre le changement climatique. Reste à savoir si les grands bailleurs de fonds nous donneront les appuis nécessaires pour nous écouter et nous permettre de nous mettre à niveau pour lutter contre tout ce qui est changement climatique. En partant à Glasgow en novembre prochain, c’est avec nos valises et nos esprits pleins d’initiatives et pleins de projets. La Côte d’Ivoire s’inscrit dans l’accord de Paris parce que justement nous pensons que les pollueurs doivent pouvoir payer et ici nous avons déjà entamé cette pédagogie d’adopter et de faire adopter par chaque ivoirien des gestes éco citoyen, respecter son environnement mais vous savez les habitudes ont la peau dure. Un grand homme a dit qu’on ne peut pas changer l’homme mais je pense qu’avec ce que nous ferons au niveau des changements climatiques, avec ce que nous ferons comme pédagogie et ce que l’Etat aussi fera comme répression pour ceux qui font exprès et qui le font par perfidie, par méchanceté, il faut pourvoir extirper ceux-là de la société et leur demander de changer de comportement et faire en sorte que la Côte d’Ivoire puisse regagner sa verdure. Cela se fait avec le Ministère des Eaux et Forêts à travers plusieurs actions notamment « 1 jour 50 millions d’arbres », opération initiée par le Ministère des Eaux et Forêts, présidée par Alain-Richard DONWAHI et nous-même OJPCI qui participons à une autre opération qu’on appelle « 1 école, 5ha de forêt » c’est dire que même le journaliste peut s’inscrire dans cette dynamique pour lutter contre le changement climatique.

Journaliste : il est clair que tout ce travail de lutte contre le changement climatique rencontre des difficultés. Aujourd’hui à quel niveau ressentez-vous plus les difficultés ?

Olivier YRO : les difficultés sont tridimensionnelles. D’abord au niveau des populations parce que la culture a des habitudes dures. C’est le cas lorsque nous devons toujours travailler sur brulis ce qui ne nous permet pas d’avoir des sols fertiles, mais il nous faut changer ces habitudes. Aujourd’hui on peut faire l’agriculture hors-sol, on peut faire de l’agroforesterie c’est-à-dire en même temps que nous plantons du cacao on peut avoir de l’arachide qui permettrait au sol de pouvoir se régénérer, on peut faire autant de mécanismes qui permettrait de ne plus faire du brulis pour faire des plantations ni même de l’abattage pour faire des plantations. Aujourd’hui, c’est vrai que l’Etat a des difficultés structurelles au niveau des bailleurs de fonds et nous pensons que le ministère de la forêt ne bénéficie pas de tout le portefeuille dont il a besoin pour pouvoir amener cette politique et bien use de stratégies pour sensibiliser et amener les uns et les autres à changer de comportement. Ce ministère n’est pas seul. Il y a avec lui, le Ministère du Tourisme, le Ministère de l’Urbanisation, le Ministère de la Construction, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable. C’est-à-dire qu’il y a environ six ministères qui parlent environnement et qui doivent lutter contre les effets néfastes du changement climatique, mais à ce niveau-là, les Objectifs du Développement Durable nous parlent aussi en son point 12 de partenariat. Et c’est en cela qu’il y a l’opportunité de partenariat c’est-à-dire que ces six ministères se mettent ensemble pour pouvoir développer une stratégie pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique.

Journaliste : monsieur Olivier YRO en tant que Directeur adjoint de la communication à la mairie de Marcory est-ce qu’il y a des actions spécifiques que vous avez prévues mener à Marcory qui entre dans le cadre de la rencontre de Glasgow ?

Olivier YRO : dans la vision du maire de notre commune, c’est de faire de Marcory, un carrefour et comme vous le savez, Marcory est à 5 mn de l’aéroport, 5mn du plateau, 5mn du port et 5 mn de la Riviéra c’est dire que c’est une commune stratégique pour laquelle le Premier magistrat a développé une politique de l’environnement et de lutte contre le changement climatique. Il ne s’agit pas seulement de recourir aux taxes, mais il y a ce que nous appelons La balade du monde qui se fera sur le Boulevard de Marseille où chaque continent pourra être traversé mais c’est une mise en valeur de cette bordure de lagune. En dehors de cela, il y a un éco quartier qui doit sortir de terre du côté de la Sicogi qui permettrait d’avoir des quartiers intelligents où il y a une école, où il a des immeubles, mais avec des aires de jeux, des marchés et tout ce qu’il y a comme commodité. Ces quartiers intelligents verront le jour dès que nous aurons finis d’établir tout ce qu’il y a comme mécanisme avec les habitants eux-mêmes. C’est pour leur bien ! En dehors de cela, vous savez qui parle de changement climatique parle de collectivité puisque c’est dans les collectivités que se vit cette difficultés c’est-à-dire les gaz à effet de serre donc si les collectivités sont informées et qu’elles adoptent ce comportement éco citoyen, il n’y a pas de raison qu’on puisse avoir un mieux vivre et un mieux-être.

Content created and supplied by: CésarKOUAME (via Opera News )

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