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Orpaillage clandestin : si la répression a échoué, l'État doit chercher à encadrer cette activité.

L'orpaillage clandestin est un fléau qui s'est enraciné en Côte d'Ivoire. Les orpailleurs sont quasiment dans toutes les régions du pays. Leurs incidences sur l'environnement n'est plus à démontrer. L'Etat tente de régler ce cas avec des moyens coercitifs par le répression. Mais cela débouche sur la résistance des orpailleurs ou le retour sur les sites déguerpis. A titre d'exemple, en 2018, le capitaine Dago Dja Pierre de la gendarmerie nationale a été assassiné la par des orpailleurs clandestins à Kofré dans la sous-préfecture de Kasséré dans l’extrême nord ivoirien lors d’une opération de démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin dans cette localité. Selon des informations rapportées par koaci.com, un sergent chef de l'armée ivoirienne a été abattu ce 27 juillet 2021, un crime qui intervient à la suite de l'interpellation d'une bande d'orpailleurs clandestins qui sévissaient en roi dans la région du Gontougo.

Ces deux exemples montrent à quel point il est difficile pour l'État de régler le problème de orpaillage clandestin.

Si l'État, en usant de la force répressive ne parvient pas à se faire respecter, pourquoi il ne chercherait pas à changer de méthode ?

L'Etat peut par exemple chercher à encadrer ces hommes et femmes qui cherchent ces pierres précieuses. Il peut leur demander de se déclarer, de se faire identifier et leur demander de payer des "impôts". Même si ces impôts ne seront pas ceux payés par les structures légalement constituées, on peut imaginer quelque chose qui est adapté à la situation de cette activité. Et là tout le monde y gagnera et on évitera les drames à l'avenir.

Content created and supplied by: yakouser (via Opera News )

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