Sign in
Download Opera News App

 

 

André Silver Konan recadre ses détracteurs : "Moi je ne trie pas mes crimes à condamner"

André Silver Konan qui a créé un tollé après avoir déclaré que le procès Amadé Ourémi cité dans les massacres de Duékoué était le bienvenue, mais ne saurait occulter les crimes de milices patriotiques qui ont eu lieu avant lui ; a recadré ses détracteurs qui ont évoqué le contexte, pour expliquer l'avènement des milices.

"Au début, ceux qui me reprochaient d’avoir évoqué les crimes des milices patriotiques (ou si vous voulez les groupes d’auto-défense) voulaient tout simplement nier les exactions de celles-ci", a-t-il écrit sur sa page officielle Facebook.

"Quand des rapports avec des noms ont commencé à sortir, ils ont changé d’attitude en évoquant dès lors le contexte. La question qui revenait constamment était : « Y avait-il des groupes d’auto-défense avant la rébellion ? ». En clair, pour ceux-ci, les exactions qu’ils ne niaient plus, étaient consécutives à la rébellion, qui, je le rappelle, ne s’était jamais installée à Duékoué", a-t-il souligné.

"Ma position constante depuis le début est que la rébellion ne saurait justifier les crimes des milices patriotiques. Parce que justement, ce sont ces crimes qui permettent à Amadé Ourémi (qui dit lui aussi, qu’il s’est constitué en groupe d’auto-défense) de justifier ces massacres, à son procès", a fait savoir l'éveilleur de consciences.

"Il est vraiment important que nous commencions à prendre nos positions suivant les principes. Les miens ne changent pas au gré du vent politique. Un crime visant des civils reste un crime visant des civils, quel que soit le contexte dans lequel il s'inscrit. Et ma condamnation de chacun de ses crimes n'est pas sélective", a rappelé ASK.

Précisant que : "Ceux qui parlent de contexte cherchent à justifier les crimes des milices patriotiques par la rébellion, mais ne peuvent plus justifier les crimes de Amadé Ourémi, qui est lui aussi un avatar de la rébellion. Le principe est simple : on ne peut pas justifier des crimes par un contexte et condamner d'autres crimes qui s'inscrivent dans le même contexte. A Duékoué, il y a eu les massacres sans égal, sans nom et injustifiés d’Amadé Ourémi contre des civils, en trois jours. Mais avant lui, il y a eu des exactions criminelles de milices patriotiques contre des civils, certes de moindre ampleur, sur plusieurs années. C’est un double fait et ce n’est pas contesté. « Les faits ne choisissent pas leurs camps ».

En définitive, soutient le fondateur de Ivoir'Hebdo, "ma position est radicale : je condamne tous les crimes visant des civils, quel que soit le contexte, quel que soit le temps, quel que soit le motif, quelle que soit la justification des auteurs ou leurs mobiles. Et je m'étonne que tous les hommes et femmes de bonne volonté, des chrétiens ou des musulmans, qui s’agenouillent pour prier chaque vendredi ou chaque dimanche, n'aient pas cette même attitude face au sang innocent versé".

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

andré silver konan

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires