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Attaques terroristes de Grand-Bassam: Le procureur de la République donne les raisons du procès

La ville balnéaire de Grand-Bassam a été la cible d’une attaque de terroristes puissamment armés, le 13 mars 2016.

Trois terroristes ont en effet, ouvert le feu sur la plage, tuant 19 personnes et en blessant 33, avant d’être à leur tour abattus.

Selon RFI,un procès devrait avoir lieu dans les mois à venir. Pour autant, nombre de victimes n’ont pas attendu la justice pour surmonter cette épreuve.

Plus de cinq ans après, le bruit des tirs d’armes automatiques sur la plage de Grand-Bassam résonne toujours dans certaines têtes. « Il est toujours interdit aujourd’hui de faire des feux d’artifice à Bassam. Parce que quand on le fait, ça nous remet dans cet enfer de 2016 », raconte le patron d’un hôtel du front de mer que notre confrère a rencontré.

RFI poursuit pour dire que le responsable de cet hôtelne s’est pas porté partie civile, mais envisage maintenant de le faire.

 « Un procès, c’est toujours utile. Ça permet de poser la vérité et d’être tranquille moralement. Il faut que la vérité éclate, que des choses se disent, que les gens parlent pour qu’on puisse prendre plus de mesures de sécurité dans la ville de Grand Bassam », estime encore l’hôtelier.

Après cette barbarie, quatre personnes ont été inculpées et sont sous les verrous en Côte d’Ivoire, en attente d’un procès : le chauffeur qui a convoyé les armes, un homme qui a fait la reconnaissance des lieux et deux autres qui ont hébergé le commando terroriste. Sept autres sont réclamées par la justice ivoirienne, dont le commanditaire Mimi Ould Baba, en prison au Mali et également poursuivi par la justice américaine, Fawaz Ould Check, alias « Ibrahim 10 » condamné lui, au Mali, ou encore le chef d’orchestre de l’attentat, Kounta Dallah, toujours en fuite quelque part au Sahara. L’instruction touche à sa fin et il y aura bien un procès prochainement.

Le site français annonce dans ses colonnes quepour le procureur de la République d’Abidjan, Richard Adou, ce procès a besoin de la participation des victimes.

 « C’est vrai que ça ne ramènera pas les morts. Mais l’idée, c’est de permettre à toutes ces victimes, à leurs parents, de venir aider la justice à se faire, de façon à ce que tous ceux qui auront le dessein de recommencer sachent que, quels que soient les actes qui vont se faire dans la nuit, qui vont se préparer dans le silence, nous avons les moyens de les rechercher de les retrouver et de connaitre le mode opératoire qu’ils ont mis en place. Donc, c’est main dans la main qu’on doit travailler », plaide de procureur.

La nature de l’affaire prévoit deux niveaux d’instruction qui ont allongé la procédure. Mais celle-ci touche à sa fin. Et selon le procureur, « si l’arrêt de renvoi devant le Tribunal criminel est pris, nous n’aurons d’autre choix que d’enrôler cette affaire pour jugement ». Un procès qui devrait donc démarrer fin 2021 ou au plus tard janvier 2022.

Nathanael Yao

 

Content created and supplied by: Africanewsquick.net (via Opera News )

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