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Côte d'Ivoire : les morts par accidents de la route interpellent-elles les autorités ?

Est-ce que les morts par des accidents de la route interpellent-elles les autorités ivoiriennes ? On n’a de cesse d’attirer leur attention sur le parc-auto de la ville d’Abidjan et de tout le pays tout entier, qui ne répond plus aux normes de la sécurité routière et qu’il faille tout revoir et malgré tous ces appels, elles daignent encourager et voilà, qu’il ne se passe de jour, sans accidents mortels.

L’autoroute du nord est en la matière championne des décès routiers, puisqu’elle regorge à elle seule, plus de 90% du trafic national. D’Abidjan à Yamoussoukro, il y a plusieurs péages certes, mais cet argent sert à quoi ? Sur cette autoroute internationale, on dénombre la présence de plusieurs forces de l’ordre, gendarmes et policiers qui semblent se préoccuper d’autre chose que la vie des ivoiriens.

Il y a de ces camions et minicars qui, à leur simple vue, invitent à la mort et comme les usagers n’ont pas le choix, ils les empruntent. Beaucoup n’arrivent jamais à leur destination et finissent sur des brancards des pompiers qui arrivent souvent en retard et dans les morgues, dans leur chic envie de se rendre chez eux pour des fêtes.

Pendant la période de Pâques de cette année, il y a eu plusieurs morts sur les routes ivoiriennes et les autorités routières laissent circuler ces cercueils roulants. Une des mesures prise par le gouvernement Patrick 1er, c’est de supprimer désormais, la présence des inspecteurs pendant les examens du permis de conduire en les remplaçant par des gendarmes. Est-ce la solution ? Est-ce que ce sont ces gendarmes qui interdiront la circulation de ces vieux véhicules, ces carcasses qui roulent ? Pourquoi la loi prise par le président de la république qui interdisait les véhicules de moins de 5 ans, ne s’applique pas ?

Quels sont ces organismes à qui l’état a confié le contrôle technique des automobiles et qui en ont fait leur business au point où à vue d’œil, ne donnerait jamais l’autorisation technique à ces véhicules de circuler ? Il faut donc, privatiser ce secteur pour rassurer les ivoiriens. On ne peut pas autoriser la circulation de ces camions et véhicules cimetières et pour la vue de la capitale d’Abidjan, ce n’est pas digne.

Les motifs de ces accidents sont techniques, dus à l’inexistence de freins, de phares, de clignotants, rien de tout cela, n’existe sur la plupart de ces véhicules appelés communément Gbaka et wôrô-wôrô, les taxis inter-commune. Au-delà de l’état dégradant de certaines voies de circulation qui contribue aussi à la vétusté de ces engins de transport de personnes, il faut une volonté politique et cette dernière, manque à l’appel. C’est le laisser-aller et tous les jours, ce sont de milliers de morts accidentés que le pays enregistre.

 Comme les autorités sont convoyées par leur service de protocole et souvent escortées par la police, c’est quand elles seront directement concernées que le gouvernement prendra la mesure de la gravité et de la souffrance des usagers de la route. Il faut que la vie ait de l’importance aux yeux des autorités ivoiriennes, car ce sont ceux qui meurent sur les routes, qui les votent.

                                                               Joël ETTIEN

Content created and supplied by: BusinessActuality (via Opera News )

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