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Conflit foncier à Abouabou (Port-Bouet) : La mairie et la gendarmerie s’impliquent

Le cabinet du maire de Port-Bouet et la gendarmerie nationale ont échangé avec les différentes parties au conflit foncier d’Abouabou, le mardi 28 septembre 2021.

 

Une grande mobilisation, malgré l’heure tardive. Les acquéreurs du lotissement Abekan Bernard d’Abouabou dans la commune de Port-Bouët, sont venus nombreux, le mardi 28 septembre 2021, aux environs de 18h et ce jusqu’à 20h, à la mairie de Port-Bouet. Selon le président du Collectif des acquéreurs, Da Abdoulaye, le cabinet du maire et la hiérarchie de la gendarmerie nationale ont voulu s’imprégner davantage du dossier, à la suite de la mort d’un agent de sécurité privée sur le site, le vendredi 24 septembre dernier, à la suite d’une bagarre qui y a éclaté entre les agents de ladite entreprise privée et des occupants légaux. A en croire le président du Collectif, il a expliqué ce qui s’est réellement passé sur le site le 24 septembre à la mairie et à la gendarmerie. «Sur le lotissement Abekan Bernard, ce sont à peu près 5000 lots et plus de 600 personnes qui ont été répertoriées et sont membres du Collectif. Au cours de la rencontre avec le cabinet du maire de Port-Bouët et la gendarmerie, nous avons informé nos hôtes du remorcèlement de nos lots par les squatteurs qui les revendent à de nouvelles personnes qui veulent les mettre en valeur. Depuis plus de dix ans, malgré que nous les vrais acquéreurs détenons des ACD, nous n’avons pas accès au site. Les squatteurs surarmés occupent le terrain. Face à cette situation, à la demande de la chefferie d'Abouabou afin que nous les acquéreurs puissions démarrer nos travaux, une société de sécurité privée a été cooptée pour sécuriser le terrain. Mais, ces agents ont été aussi attaqués et agressés avec des armes blanches par les squatteurs », a-t-il rappelé.

 

             La libération des agents détenus demandée

 

M. Da a affirmé que paradoxalement, ce sont les agents agressés qui ont été mis aux arrêts. « Des blessés ont été conduits au CHU de Treichville puis ramenés en garde à vue. Ils sont encore détenus à Vridi, nous plaidons, nous demandons au procureur de la République par humanisme, qu'il autorise leur libération très rapidement. Parce qu'ils sont victimes d'agression. Nous lui demandons de les faire libérer puisqu'ils ne sont pas partis sur le site d'eux-mêmes, ils y ont été conviés. Ils doivent sortir pour aller se faire soigner », a-t-il plaidé.  

Par ailleurs, le Collectif des acquéreurs du lotissement Abekan Bernard d’Abouabou demande à l’Etat de se saisir de ce dossier afin de régler définitivement ce conflit qui n’honore pas le pays.

Da Abdoulaye a déploré que plusieurs personnes soient décédées sans avoir pu construire sur leur lot qu’elles ont régulièrement acquis. D’autres, sont aujourd’hui à la retraite et souhaitent mettre à profit leur terre, sans y parvenir, à cause des occupants illégaux. « Que cette injustice soit rapidement réparée », a-t-il conclu.

AKE

 

 

Content created and supplied by: Eddy3 (via Opera News )

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