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Climat : ensemble pour la justice environnementale

Le climat de la Terre a toujours changé mais, à cause des activités humaines, il change désormais plus rapidement qu’il ne l’a fait pendant des milliers d’années. Le changement climatique menace de réduire à néant une grande partie des progrès réalisés par les pays africains en matière de développement.

Le changement climatique est fondamentalement injuste. Les pays et les populations les plus menacés par ses impacts, et les moins à même de s’y adapter, sont ceux qui ont le moins contribué au problème.

Le changement climatique auquel doivent faire face les responsables politiques, les dirigeants économiques et les populations constituent un défi, plus encore pour l’Afrique, qui en subit des effets dévastateurs. Alors qu’elle ne contribue que pour 2,3% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les effets de changement climatique affectent tous les secteurs vitaux : énergie, environnement, santé, élevage et agriculture. Il met en péril la sécurité alimentaire et hydrique, la stabilité politique et économique, les moyens de subsistance et les paysages.

Les principaux facteurs entraînant la dégradation de l’environnement sont : la croissance accélérée de la consommation ; la destruction de la biodiversité ; la croissance démographique : selon la moyenne des prévisions, la Terre comptera 8,9 milliards d’habitants en 2050.

Cette situation inquiète tant les pays développés que les pays en développement. La gravité galopante des problèmes environnementaux dus au changement climatique, et la crise due au caractère fulgurant de l’impact des activités humaines sur la Nature menacent d’étouffer les réponses des acteurs et spécialistes de l’environnement.

A propos, le pape François appelle à réduire les émissions de gaz nocifs : « Les changements climatiques, avec la hausse générale des températures et les effets dévastateurs qu’elle entraîne sont aussi une conséquence de l’action de l’homme ». Le pape a en ainsi défendu les droits fondamentaux de la Déclaration Universelle de 1948 mais s’est aussi arrêté sur « les devoirs » des individus envers la communauté.

Parmi les devoirs particulièrement impérieux, a-t-il estimé, « il y a aujourd’hui celui de prendre soin de notre terre » : « Nous savons que la nature peut être en elle-même meurtrière même quand il n’y a pas de responsabilité de l’homme… Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une importante responsabilité de l’homme dans l’interaction avec la Nature».

Selon la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples: « tous les peuples ont un droit à un cadre de vie satisfaisant et global, propice à leur développement ». Yann Arthus Bertrand le montre si bien : «chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle ».

Ainsi, dans le domaine de la protection de l’environnement, la communauté scientifique est appelée à marcher en tête en indiquant des solutions durables. L’objectif est de se mettre véritablement au service d’un nouvel équilibre écologique global, pour protéger l’environnement, menacé d’un effondrement écologique, et souffrant d’une très grave perte de biodiversité. L’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) passe nécessairement par une bonne gouvernance de l’environnement à tous les niveaux de décisions, en vue de trouver des solutions aux problèmes actuels.

Les mesures de protection de l’environnement sont encore très insuffisantes. La grave crise environnementale semble échapper beaucoup de pays, cela n’a pas suscité de réponse commune.

Face à ces enjeux économiques et environnementaux, qui atténuent la soutenabilité environnementale, les responsables politiques, les dirigeants économiques et les populations devront augmenter durablement leur potentiel agricole pour répondre à la sécurité alimentaire. Ils devront aussi développer une agriculture de conservation, qui n’épuise pas les ressources de la Nature, et qui puisse s’affranchir des calamités climatiques qui se multiplieront.

Il faut promouvoir le remboursement de la dette écologique et la justice environnementale. La dette écologique évoque les responsabilités socio-environnementales et les obligations qui en découlent dans un esprit de justice sur le plan de l’accès équitablement partagé aux ressources. Il faut renforcer la légitimité démocratique de la gouvernance environnementale.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015 et désormais signé par 192 pays, marque une étape importante des négociations climatiques en devenant le premier accord international destiné à réduire les émissions humaines de gaz à effet de serre (GES).

Les accords sur l’environnement visent à protéger et à restaurer l’environnement et contribuer au développement durable. Ce sont entre autres, la Convention de Ramsar sur les zones humides (1971), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Convention de Washington, 1973), la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (1992) et le Protocole de Kyoto (1997).

Les accords multilatéraux sur l’environnement jouent un rôle fondamental pour servir les pays, renforcer les communautés, favoriser le bien-être de ceux qui en font partie, et inciter à la compréhension mutuelle et à la paix.

 

Patrice Kouakou Wanset

 

Content created and supplied by: PatriceKouakou_Wanset (via Opera News )

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