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Comment réagir à un contrôle routier



L’immobilisation d’un véhicule est la conséquence de diverses infractions liées au conducteur, au véhicule, mais également à l’usage des voies. Le conducteur est contraint par les forces de l'ordre de maintenir le véhicule sur place ou à proximité du lieu de constatation de l'infraction.

L'immobilisation est prononcée dans les cas suivants:

- Conducteur ivre ou sous l'emprise de drogues ou de psychotropes ;

- Conducteur non titulaire du permis exigé pour la conduite du véhicule ;

- Absence de tout document exigé par les règlements ;

- Véhicule en mauvais état ou pneus, freins, éclairage défectueux ;

- Chargement dangereux ou surcharge du véhicule ;

- Transport exceptionnel sans autorisation ;

- Véhicule ou son chargement provoquant des détériorations à la route ;

- Véhicule exagérément bruyant.

 

Alors que vous êtes au volant de votre véhicule, un agent de police demande l’arrêt, en vue d’un contrôle routier . Pas de panique !


PREMIÈRE ÉTAPE: L'arrêt du véhicule

Des agents de polices ont plusieurs façons de demander l’arrêt. En suivant un véhicule, sirène enclenchée, ou bien en faisant signe depuis le bord de la route, lorsqu’ils sont à pied et réalisent des contrôles aléatoires. Dans les deux cas, dès que vous les remarquez, mettez votre clignotant sur la droite, pour indiquer que vous avez compris. Puis :

– Ralentissez et arrêtez-vous sur le bas-côté, à l’endroit indiqué par l’agent, ou dans un parking à proximité quand cela est possible.

– Arrêtez le moteur et baissez votre vitre. Vous pouvez même ôter les clés du contact et les poser sur le tableau de bord pour montrer votre bonne coopération.

– Si vous étiez suivi par la voiture qui vous a arrêté, c’est sans doute qu’une infraction au code la route est suspectée. Faites donc des gestes lents, soyez cordial et coopératif. Gardez vos mains en évidence, sur le volant par exemple.

– Quelle que soit la raison de cette arrestation, avérée ou présumée, conservez votre calme, le but des agents de police n’est pas de vous verbaliser à tout prix.

– Quand l’agent vient à hauteur de votre fenêtre, saluez-le, et attendez qu’il vous demande vos papiers avant de les lui donner.

– S’il pose des questions par rapport à votre état, ou la vitesse à laquelle vous rouliez, soyez concis et honnête. Dissimuler la vérité ne fait souvent qu’aggraver la situation si vous n’êtes pas en situation de bon droit. Peut-être êtes vous simplement arrêté pour un feu défaillant dont vous n’avez pas connaissance, ou même pour « simple contrôle ».

DEUXIÈME ÉTAPE : être préparé

Quel que soit le motif du contrôle, le policier vous demandera toujours de présenter les documents obligatoires dans une voiture, à savoir :

– Votre permis de conduire

– La carte grise du véhicule

– L’attestation d’assurance du véhicule

– Si un ou plusieurs de ces papiers se trouvent manquants, une petite amende est encourue. Un véhicule qui n’est pas en règle est frappé d’une amende de 22.500 Fcfa. Pour l’obliger à payer la somme, la police confisque les papiers du véhicule en infraction. Le contrevenant va se mettre en règle avant de se rendre à la préfecture de police pour retirer ses papiers en s’acquittant des 22.500 Fcfa. Aucune contravention ne doit dépasser 2000fr en Côte d'Ivoire.

Veillez donc à toujours avoir ces documents dans votre véhicule, ainsi que les vignettes d’assurance et de contrôle technique sur le pare-brise.

Le policier pourra aussi effectuer d’autres vérifications, à savoir :

– Contrôler la présence des objets obligatoires (gilets jaunes, triangle de pré-signalisation, éthylotest…),

– Test d’alcoolémie (parfois en contrôle aléatoire en période de fêtes) ou de drogue,

– État général du véhicule (carrosserie, feux, usure des pneus…).

Attendez la demande de l’agent avant d’effectuer une action (ne sortez pas du véhicule s’il ne vous le demande pas), et veillez à conserver votre calme en cas de verbalisation. Le contraire ne règlera en aucun cas votre situation.

L'infraction qui a donné lieu à l'immobilisation doit être levée par le conducteur et/ou le propriétaire du véhicule dans un délai de 48h au delà duquel le véhicule est mis en fourrière. Par exemple, un conducteur ivre ou sans permis de conduire devra faire appel à un conducteur plus qualifié pour poursuivre le trajet. Les défaillances mécaniques peuvent être réparées, soit sur place, ou après remorquage, dans un garage désigné par le conducteur ou propriétaire du véhicule.Pendant la procédure, le véhicule est sous la garde juridique du conducteur ou propriétaire

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Content created and supplied by: Stephane_Aka (via Opera News )

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