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Football africain : l'injurieuse situation des entraîneurs locaux !

Les africains sont connus dans le football mondial, pour leur choix d'entraîneur, et pour avoir toujours au sein de leurs fédérations ,des crises de gestion qui les gangrènent.

En tant que continent en manque cruel de trophée mondial, le plus grand mal par lequel se distinguent les sélections Africaines, c'est bien cette habitude de toujours payer à prix d'or, des entraîneurs venant d'ailleurs. Et laissant donc dans la précarité du métier d'entraîneur, les diplômés locaux. Le problème est d'autant plus récurent que cela passe sans gêner les différents pays concernés.

Ce qui reste aberrant dans la situation des entraîneurs locaux, c'est qu'ils sont très souvent sollicités dans des contextes difficiles. Leur nomination dans beaucoup de pays passe rarement les deux années. Et très souvent, ils sont choisis comme palliatifs, en attendant de signer des contrats juteux, un coach européen.

La question reste sans réponse, à savoir de quel mal accuse-ton les entraîneurs locaux ?

Cela prend l'allure d'un mythe entier qui restera à être dénoué et défait, puisque ni les résultats, ni la compétence ne peut suffire à justifier l'ignorance et la négligence amères des coachs locaux. Les entraîneurs qui viennent de France par exemple, n'ont jamais été les meilleurs. Quand bien même, certains aient eu une expérience internationale convainquante, ce n'est qu'au soir de leur carrière en Europe, qu'ils tentent simplement par goût d'aventures le continent africain. Les exemples en foisonnent. De Hervé Renard à Alain Girex, en passant par Claude Leroy, le niveau européen appelé, "haut niveau" par tous ne leur a pas réussi. Ils sont devenus, comme véritables clients des pays africains. Le cas d'Hervé Renard étonne, lui qui a permis aux éléphants de Côte d'Ivoire de remporter la CAN en 2015, ne s'est jamais imposé dans l'élite du football français. Avant lui, la Côte d'Ivoire n'avait réussi sa seule victoire qu'avec un coach local. Ce qui aurait pu servir d'arguments aux responsables du football local de parier sur les entraîneurs formés dans les conditions propres au continent.

Et le plus grand contraste de ces choix d'entraîneurs européens, c'est l'exemple de la sélection de l'Égypte, sept fois champion d'Afrique. Car il est vraiment rare de voir un coach européen dirigé l'équipe nationale de ce pays où l'organisation du football n'a rien à envier à l'Europe.

Le maître mot sur le choix de payer à prix d'or les entraîneurs venus d'Europe et non les meilleurs, est l'incompréhension. Comment expliquer une telle situation, quand on sait que les pays africains, pour la plupart, restent en voix de développement. C'est dire que l'offre d'emploi devient tellement délicat qu'il est difficile de comprendre que des postes aussi importants soient destinés presque systématiquement à des expatriés. Comment obtenir la crédibilité d'un européen, dans une sélection africaine ? Où en est donc du patriotisme ?

Vivement que les coachs locaux soient considérés à leur juste valeur. Beaucoup ont déjà prouvé leur compétence, en produisant des résultats dignes des grands coachs. De l'autre côté, l'émergence des entraîneurs noirs en championnat européen est jusque-là un mirage. Donc, l'idée de développer et de promouvoir un tel métier en Afrique, celui d'entraîneur, reste indéniable.

Il est vraiment temps, que l'Afrique se respecte à travers un football qui profite entièrement à sa jeunesse !

Content created and supplied by: Kadhondelatte (via Opera News )

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