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Anciennes gloires du foot: découvrez leurs surnoms qui faisaient trembler !

Éléphants de Côte d'Ivoire en 1984 (photo : internet)

Le football ivoirien même s'il n'a pas remporté beaucoup de trophées au niveau continental, a connu de bons et de très grands joueurs au nombre desquels certains, dont la renommée avait franchi nos frontières. Tout ceux qui suivent de près le football ivoirien vous diront qu'aujourd'hui il n'y a presque plus de grands joueurs. Beaucoup d'acteurs du ballon rond aujourd'hui, sont plus des stars préoccupés par leur coupe ou teinte de cheveux que d'accroître leurs performances afin d'atteindre le haut niveau. A l'opposé les joueurs de l'époque se caractérisaient au-delà du talent et du caractère, par la volonté de se donner un style personnel de jeu, une façon de se comporter sur le terrain avec les autres joueurs et les arbitres et une spécificité dans la réception, la tenue, le contrôle de balle. Bref nous avions beaucoup d'artistes du ballon rond. Et celà a valu à un grand nombre d'entre eux, des surnoms qui en disaient long sur la personnalité, les prouesses et le talent de ceux qui les portaient. Je vous entraîne aujourd'hui dans l'histoire des surnoms de quelques unes de ces anciennes gloires qui paraîtront comme des étrangers pour beaucoup de mes lecteurs, mais qui vous édifiera sur ce qu'était le football d'avant.

Laurent Pokou, le plus grand joueur ivoirien de tout les temps avant l'avènement de Didier Drogba était surnommé l'empereur baoulé en référence à la reine "Pokou". On l'appelait aussi l'homme d'asmara, du nom de cette ville éthiopienne ou la Côte d'Ivoire affronte en demi finale le Ghana lors de la CAN de 1968 en Éthiopie. Alors que la Côte d'Ivoire est menée 2-1, il inscrit deux buts en l'espace de 5 mn après avoir passé en revue la défense adverse. Les ivoiriens perdent finalement pendant les prolongations 4-3. Mais Pokou avait marqué tous les esprits et venait de gagner le surnom de l'homme d'Asmara, alors qu'il évoluait encore en catégorie junior. On l'appelait aussi le Duc de Bretagne pour ses performances dans le football français. Pour d'autres encore c'était Bill Pok ou Pok.

Kuyo Téa Narcisse, l'actuel président de l'Africa Sport d'Abidjan portait quant à lui le surnom de cercueil. Tout un symbole. Défenseur central intransigeant, il mesurait 1,85 m, pesait 85 kg et chaussait du 45, un vrai danger pour de nombreux joueurs de l'époque qui à l'instar du commun des ivoiriens était de taille moyenne.

Adjoukoua Gaston alias Kamikaze (Asec) pour son courage et sa détermination. Il ne rechignait pas à aller au charbon. Avec lui, soit c'etait vous, soit c'était lui.

Guidi Édouard Abel surnommé Cailloux (Asec): cet ancien ailier droit mesurait 1,65 et était un vrai bout en train, spécialiste des dribbles compliqués, il passait entre les jambes des joueurs costauds qu'il narguait. Comme on le dit c'était le petit caillou dont les joueurs de grands gabarits avaient du mal à se défaire.

Akran Jean Baptiste dit le général (Asec): c'était le patron, le général de la défense de l'Asec avec un jeu de tête et une détente hors du commun, des jaillissements plein de grâce. Mais par dessus tout, sa spécialité c'était les tacles glissés qui lui permettaient de ravir le ballon à un attaquant sans même le toucher.

Ernest bially Kallet dit Docteur Kallet (Africa): il avait une très forte personnalité qu'il imposait à tous, aussi bien aux joueurs, aux arbitres qu'aux dirigeants. Sur le terrain c'était un véritable orfèvre, un joueur à la technique pure, élégant dans le port du ballon, dribbleur phénoménal et une précision chirurgicale dans les passes. Docteur Kallet, c'était un régal.

Kassy Kouadio Lucien le bombardier (Asec): il avait de la dynamite dans le pied gauche. Et ce n'est pas N'kono Thomas surnommé l'araignée noire, l'un des plus grands gardiens africain de l'époque qui dira le contraire.

Sékou Bamba de Karamoko alias Moukila (Africa) surnommé ainsi en référence au milieu offensif gauche d'origine congolaise feu Paul Moukila Sayal. Ce dernier était reconnu comme un footballeur complet, aussi bon de la tête que des 2 pieds avec des frappes qui faisaient mouche. Sékou Bamba était élégant aussi bien sur le terrain que dans la vie de tous les jours. Il est décédé en 2008

Youssouf Falikou Fofana dit le diamant noir (Asec): gaucher phénoménal, dribbleur magique qui clouait les defenseurs sur place. Youssouf Fofana balle au pied, tout le monde retenait son souffle, supporters comme joueurs sur le terrain, parce que personne ne savait ce qu'il ferait du ballon. Un talent à l'état brute d'où son surnom de diamant noir.

SRANKPAWA BOUAKE Vdi1305221030

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didier drogba laurent pokou

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