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Une athlète Transgenre prendra part pour la 1ère fois de l'histoire à des J.O

Laurel Hubbard représentera bien la nouvelle Zélande aux J.O de Tokyo 2020. Un choix qui depuis son annonce, est à l'origine de vives polémiques dans le milieu du sport, singulièrement celui de l'haltérophilie .

Laurel Hubbard est née dans un corps d'homme le 09 février 1978 à Auckland, en nouvelle Zélande. Fille de l'ancien maire de Auckland, elle débuta l'haltérophilie très jeune dans un corps d'homme.

Après avoir exercé plusieurs années au haut niveau, l'athlète décida en 2012 d'entamer un traitement aux hormones pour engager sa transition. << J'avais juste la pression d'essayer de m'intégrer dans un monde qui n'était vraiment pas conçu pour les gens comme moi>> , avait révélé Laurel à la radio new zeland.

Aujourd'hui âgée de 43ans, Laurel Hubbard est haltérophile et inscrite dans la catégorie super-lourds (+87kg). Elle est actuellement 16ème mondiale de la discipline .

Pour les J.O, Laurel bénéficie du soutien du peuple néo-zélandais. Kereyn Smith , cheffe du comité olympique néo-zélandais a déclaré à ce sujet : << Nous reconnaissons que le faite de l'identité transgenre dans le sport est un sujet hautement sensible et complexe, qui exige un équilibre entre les droits humains et l'équité sur le terrain. >>

Le quotidien néo-zélandais Thé new-zealand Hereald , avait même titré fièrement au soir de l'annonce de sa participation : << L'haltérophilie kiwi, Laurel Hubbard, première athlète transgenre à participe aux jeux olympiques.>>

Toutefois, la participation de Laurel aux jeux de Tokyo est perçu comme une injustice pour bon nombre de personnes. C'est le cas de l'haltérophile belge Anna Van Bellinghen qui propose de : << créer une catégorie distincte pour les haltérophiles transgenres>> , car << les athlètes féminines sont désavantagées par rapport aux athlètes transgenres. >>

Rappelons que les athlètes transgenres sont autorisés à prendre part aux épreuves olympiques depuis 2004, mais aucun pays jusqu'ici n'avait osé franchi le pas. Puis en 2015, le CIO avait précisé autoriser les femmes transgenres à participer aux épreuves féminines sans avoir recours à une chirurgie de résignation sexuelle si elles respectaient le taux de testostérone imparti(inférieur à 10 nanomole par litre de sang).

A Tokyo, Laurel Hubbard prendra donc part à l'épreuve olympique d'haltérophilie, le 02 août 2021.

Content created and supplied by: sportsexpress (via Opera News )

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