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Des fautes contenues dans le livre de Tiburce Koffi : un enseignant ivoirien le crucifie


Prenant part à un débat culturel sur le plateau de la NCI, l'éminent écrivain ivoirien, Tiburce Koffi, a récemment déclaré que sur 100 écrivains ivoiriens, il n'y a que 2 ou 3 qui en sont des vrais parce que la majorité des auteurs publient des livres truffés de fautes. Réagissant à ces propos de l'homme de lettres, monsieur Djê Célestin, écrivain et professeur de français, a trouvé beaucoup de prétention chez Tiburce Koffi en lâchant ceci sur sa page facebook :


« "En rencontrant GODOT", voici un titre d'une œuvre théâtrale de Tiburce KOFFI, le seul écrivain ivoirien qui vaut. La vérité est qu'il manque à ce monsieur une règle élémentaire de conjugaison à la 2ème personne du singulier. La preuve, la faute, cela en est une, est reprise 3 fois. Si Tiburce se prend pour un dinosaure de la littérature ivoirienne, qu'il sache qu'il a su nous inspirer, nous les tarés du genre. Qu'il dise qu'il y a des erreurs dans nos livres, je peux comprendre, mais qu'il affirme qu'il y a 2 à 3 écrivains seulement sur 100 qui ont de la valeur, c'est outrancier. Monsieur l'érudit, vous êtes célèbre certes, mais cela est dû plus à vos incartades et intrusions en politique qu'à autre chose. Tous vos livres seront passés au microscope dorénavant. »


Indiquant les fautes de conjugaison similaires contenues dans le livre de Tiburce Koffi, le professeur Djê Célestin a invité son confrère à la modestie en permettant à ses cadets de se bonifier.


La sortie de Tiburce Koffi a fait également réagir un autre auteur ivoirien, Miessan Ankon Justin, dont la dernière œuvre romanesque s'intitule ''Hum...", publiée chez Les éditions Vallesse.


« Bien cher Tiburce Koffi, mon respectueux aîné, s'est-il introduit, tu as osé tenir des propos manquant de confraternité, sur la NCI. 

Je tiens à te dire que les abus de langue, dans les œuvres littéraires, ne se rencontrent guère uniquement dans les productions des autres écrivains ivoiriens sur qui tu as osé jeter l'anathème.

On en trouve même dans les tiennes. Toi dont le roman "Mémoire d'une tombe" est Prix ivoire 2009. Souviens-toi que, même dans cette œuvre lauréate de ce prestigieux prix, les fautes et abus de langue se ramassent à la pelle ! Mais nous l'aimons malgré tout, sans toutefois te trainer dans la gadoue.

Je t'invite à plus de tempérance et de modération lors de tes futures et éventuelles prises de parole.

Reçois toute ma considération. Bien des choses à toi, cher aîné. »


Et Ankon Justin de publier une vingtaine de pages du livre de Tiburce Koffi, "Mémoire d'une tombe", mentionnant les fautes relevées au rouge.

...


Ah la littérature ! un univers si complexe quand la quête de la perfection donne des céphalées aux teneurs de plume...

La critique est constructive, dit-on.

Espérons que ces échanges interposés entre nos trois illustres écrivains aient un écho dans la masse pour que les Ivoiriens s'intéressent au livre, à l'amour de la lecture, en sachant que les buzz, ça n'existe pas que dans le showbiz, mais aussi dans le monde livresque !


Louis-César BANCÉ

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

tiburce koffi

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