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Le fair play financier : Qu'en est il ?

À l’heure où les clubs bouclent leurs comptes, clôturent leurs exercices et s’apprêtent à faire des folies sur le marché des transferts, un concept rode : LE FAIR PLAY FINANCIER.

Hélas ce concept est parfois mal compris et même effrayant pour certains, quelle réalité recouvre ce mécanisme, quel pouvoir détient vraiment l’UEFA ?

Le fair play financier est né en 2009 sous la gouvernance de Michel Platini le président de l’UEFA de l’époque. Il entre en vigueur pour la saison 2011-2012. Le constat sur lequel le fair play financier se fonde, c’est que la situation économique de bon nombre de clubs européen est calamiteuse.

https://fr.uefa.com/insideuefa/protecting-the-game/financial-fair-play/

En effet en 2009, la moitié des 665 clubs membres de l’UEFA perdent de l’argent chaque année et plus de 100 clubs sont jugés en situation de péril grave c’est-à-dire au bord de la liquidation.

Donc contrôler les dépenses pour améliorer la santé financière des clubs c’est l’objectifs annoncée par l’UEFA ; cet objectif on peut le dire concerne tout le monde. Mais il y a une autre catégorie de clubs visés : les mégas clubs avec des président ou propriétaires méga riche.

À l’époque nous avons l’Inter Milan de Massimo Moratti, le Milan AC de Silvio Berlusconi, le Chelsea de Roman Abromovitch, le Manchester City du Cheikh Mansour, ces très gros clubs perdent énormément d’argent, sont endettés et finalement dépendent de la bonne volonté de leurs propriétaires qui injectent régulièrement des centaines de millions d’euros.

Mais malgré cet état délétère, on ne peut dire que ce sont des clubs qui sont au bord de la rupture tant ce sont des institutions fortes, des marques si fortes qu’on sait que personne ne les laissera couler.

Pour d’autres les propriétaires sont classés parmi les personnalités les plus riches du globe et que les sommes dépensées dans le foot paraissent insignifiantes et on pense à juste titre qu’une saison ratée ne va pas les dissuader d’injecter encore plus d'argent.

Ainsi l’UEFA cherche à réguler ces clubs non pas par préoccupation de leurs santé financière mais par la recherche d’une justice sportive ou de l’équité.

Une façon de limiter la prise de contrôle des nouveaux riches du football.

Michel Platini a expliqué à l’époque : Nous avons travaillé sur le concept de fair play financier en étroite coopération avec les clubs. Notre intention n’est pas de les pénaliser mais de les protéger. Nous avons un accord avec eux ; cet accord marque un nouveau départ pour les finances des clubs de foot et permettrait de rétablir une stabilité et un bon sens économique.

Ainsi face au péril financier qui menacent certains et face aux moyens quasi illimités des autres, il faut règlementer et encadrer les dépenses des clubs.

Mais comment y arriver ?

Voici donc le mécanisme fondamental du fair play financier : Il faut que sur les trois derniers exercices cumulés, un club ne doit pas dépenser plus de 30 millions d’euros de ce qu’il gagne.

Pour se faire il faut regarder les dépenses et les revenus.

Pour les dépenses, l’UEFA prend en compte :

- Les indemnités de transfert

- La masse salariale du club

On voit clairement que certaines dépenses ne sont pas prises en comptes comme dépenses liées aux centres de formation, aux équipes féminines ou encore les dépenses liées aux travaux de rénovation.

On va supposer que ces dépenses sont jugées plus saines et participe à la pérennité du club.

Pour les dépenses : l’UEFA prend en compte :

- Droits TV

- Billetterie

- Sponsoring

- Dotations UEFA pour la participation aux compétitions

- La vente de joueurs

- Etc.

Ainsi on peut admettre qu’un club dépense plus que ce qu’il ne génère mais sur une période de trois ans, il doit tendre vers l’équilibre. Au pire un déficit de -30 millions d’euros. C’est ce qu’on appelle le BREAK EVEN REQUIEREMENT.

https://www.lemonde.fr/sport/article/2010/05/28/l-uefa-adopte-le-fair-play-financier_1364225_3242.html

Et ce montant plafond étais fixé à 45 millions au départ, aujourd’hui il est à 30 millions et il doit encore baisser dans les prochaines reformes.

A défaut de pouvoir respecter ce déficit plafond les clubs sont sanctionnés.

Les différentes sanctions encourues par les clubs du plus faibles au plus sévères sont :

- Avertissement

- L’amende

- Le retrait de point

- La non distribution de la dotation UEFA

- Interdiction d’enregistrer de nouveaux joueurs

- La restriction du nombre de joueurs à enregistrer

- La disqualification d’une compétition européenne en cours

- L’exclusion de toute compétitions européennes pour une période

- Le retrait d’un titre ou récompense européenne

On voit que les sanctions sont lourdes car pour un grand club, une saison sans compétition européenne est vraiment dramatique donc chacun fait attention pour ne pas subir ces sanctions.

Il existe un procédé des plus efficace pour éviter les sanctions.

Et ce procédé est l’amortisation ou amortissement du joueur : ce procédé permet aux clubs d'étaler le montant de plus en plus énorme des transferts sur la période totale. Ainsi le montant total est divisé par le nombre d'années et le montant trouvé est imputé à l'exercice et cette opération est effectuée chaque année jusqu'à l'amortissement complet du montant. Cette opération augmente la marche de manœuvre des clubs pour rester dans les limites du fair play financier.

On espère que les prochaines réformes viendront simplifier et renforcer les sanctions qui sont jusqu'à ce jour inefficace.

Content created and supplied by: SieurKouame (via Opera News )

UEFA

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