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États-Unis : Trump estime que le vaccin contre le Covid devrait s’appeler « Trumpcine »

Entre amertume, insultes et mégalomanie, l’ancien président américain s’est une nouvelle fois fait remarquer lors de la réunion des donateurs républicains le week-end dernier en Floride.

Donald Trump n’a toujours pas digéré sa défaite face à Joe Biden. Un peu moins de trois mois après avoir quitté la Maison blanche, le 45e président des États-Unis continue de crier au scandale électoral et à affirmer qu’une « fraude massive » l’a privé de la victoire.

En dépit de cette rancœur, le week-end dernier, l’ancien magnat de l’immobilier avait promis de respecter la ligne de conduite de son parti, à l’occasion de la réunion des donateurs du Comité national républicain, organisée en Floride, dans son club de Mar-a-Lago. Une réunion destinée à préparer la reconquête du Congrès en 2022.

Avant qu’il ne rejoigne la centaine de convives fortunés enclins à mettre la main au portefeuille pour soutenir le parti, les conseillers de Donald Trump lui avaient rappelé la nécessité de marquer son engagement en faveur de l’unité républicaine.

Mais, fidèle à sa réputation et à son tempérament incontrôlable, l’ex-président s’est brusquement écarté des notes qui lui avaient été transmises, pour déverser son amertume dans un discours de cinquante minutes.

Estimant ne pas avoir été suffisamment remercié par son camp, ni par les Américains, pour son soutien au programme de développement d’un vaccin contre le nouveau coronavirus, Trump s’est emporté. « Je suis celui qui a permis la mise au point rapide d’un traitement », a-t-il affirmé. « J’espère que tout le monde se souviendra, quand ils auront reçu le vaccin contre le Covid-19 - souvent appelé le virus chinois -, que si je n’avais pas été président, ils n’auraient pas obtenu cette belle 'injection' avant cinq ans, au mieux, et même probablement pas du tout ».

Loin de s’arrêter là, l’ancien occupant de la Maison blanche a même demandé à son audience de désigner dorénavant le vaccin sous le nom de « Trumpcine » (N.D.L.R., contraction de Trump et du mot anglais Vaccine), afin de « rétablir la vérité » et de ne « pas en laisser le crédit à Joe Biden ».

Quelques minutes plus tard, le hashtag #trumpcine devenait viral sur les réseaux sociaux.

McConnell et Pence dans le collimateur

Oubliant l’esprit rassembleur du week-end, l’intéressé s’en est ensuite pris aux principaux dirigeants républicains, à commencer par Mitch McConnell, chef de file du parti au Sénat. « Ce n’est rien d’autre qu’un pauvre 'loser' », avant de déraper et de le qualifier de « stupide fils de… ».

Trump s’en est également pris à l’épouse de McConnell, Elaine Chao, secrétaire d’État aux transports dans son administration. L’ancien chef l’État américain lui a reproché son « incompétence » et son « ingratitude ».

Le 45e président a par ailleurs dirigé sa colère contre son vice-président, Mike Pence, et s’est dit « déçu » par son manque de courage politique à l’heure de certifier, ou non, l’élection présidentielle.

Le discours de Donald Trump a laissé nombre de participants mal à l’aise, certains s’interrogeant sur l’opportunité de continuer à financer le parti républicain si celui-ci reste sous la férule de l’ancien président.

Celui-ci souhaite pourtant rester au centre du jeu politique et se poser en « faiseur de rois », en se laissant courtiser pour apporter son soutien à ceux qui entendent se présenter au Congrès en 2022.

Surtout, le milliardaire new-yorkais entend forcer les donneurs à verser leur contribution sur le compte d’une nouvelle fondation, laquelle sera gérée par ses soins. S’il y parvient, il restera maître du jeu et sera automatiquement favori pour l’investiture républicaine en vue de la présidentielle de 2024.

Toutefois, ses déclarations sur les membres de son parti et ses manipulations financières en vue de maîtriser le magot des siens ne sont pas du goût de tous.

Au sortir de la réunion de Mar-a-Lago, l’ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, a refusé de cautionner le discours de Trump et a pris ses distances. « Nous sommes bien plus efficaces lorsque nous nous serrons les coudes et si nous nous concentrons sur une opposition intelligente à l’action des démocrates. Point final ».

Content created and supplied by: Beauvoir (via Opera News )

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