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CN/FIF : la discrétion de Dao Gabala dans la conduite de ses enquêtes n’est-elle pas une erreur ?

         C’est le jeudi 14 janvier 2021 que la sénatrice ivoirienne, Mariam Gabala, a été faite présidente de la commission de normalisation de la fédération ivoirienne de football pour mettre de l’ordre dans cette fédération qui n’arrivait plus à fédérer les intelligences quant à la lecture et des textes et la conduite de la future élection de son président. Nous ne sommes pas expert des missions comme celle confiée à madame Mariam Gabala encore moins du mode de gestion des résultats d’un audit mais hélas, à notre corps défendant, nous sommes obligé de dire que la discrétion   dans la conduite de ses enquêtes est une erreur pour madame Mariam Gabala. Un problème bien africain le dit, on ne brûle pas la maison d’un menteur ; on la casse afin de l’empêcher de déclarer avoir perdu ses trésors dans les flammes. Qu’a fait Mariam Gabala pour ne pas être contestée comme actuellement ?

      Déjà le mercredi 27 octobre 2021, lorsque les résultats du rapport d’audit 2019/2020 furent disponibles, le mode de consultation desdits résultats n’avait pas manqué de soulever des vagues. Le président du Sporting Club de Gagnoa, Yssouf Diabaté avait dénoncé un manque de transparence parce que et selon ses mots, le résultat de l’audit était caché ? ‘’ Il y a un manque de transparence dans la démarche du CN-FIF. L’audit est guidé vers qui? Elle dit vouloir la transparence, alors pourquoi cacher le résultat de l’audit ?’’ s’était-il interrogé.

      Un autre fait. Lors de la conférence qu’elle a animée le mardi dernier, Mme Dao Gabala a révélé de nombreuses zones d’ombre dans la gestion financière de l’ex-comité exécutif de la Fif, notamment le cas des Eléphants de Côte d’Ivoire qui étaient hébergés sans contrat d’hébergement avec l’hôtel hôte. "Pour l’hébergement, il n’y avait pas de contrat d’hébergement, et les paiements se faisaient en espèces. Le coût de l’hébergement était de plus 80 millions, sans justificatif, sans contrat, sans rien’’.

      Comme s’il l’attendait au tournant, le journaliste Assalé Tiémoko va la contredire de façon véhémente allant jusqu’à la traiter de menteuse : ‘’ Sur la question de l’hébergement des joueurs sans contrat avec l’hôtel Radisson Blu, Mme Dao Gabala a menti sur le volet absence de contrat et a fait de la rétention d’informations. Pour le prouver, il suffit d’interroger l’hôtel en question ou de s’adresser à l’ONS. On ne peut pas héberger des joueurs d’une équipe nationale dans un hôtel renommé tel que “Radisson Blu’’, sans contrat. Il y a eu quatre contrats entre la FIF et cet hôtel…’’.

      Avec ces deux contestations, le vers est entré dans le fruit, le doute planera à jamais sur le travail de cette dame pourtant une experte respectable dans l’entrepreneuriat. Ne pouvait-elle pas associer à chaque étape de ses investigations la presse ? A quoi obéissait cette discrétion dans un pays où les acteurs du football sont profondément divisés et qu’il fallait les confondre sous la lumière des projecteurs des médias ? Et malheureusement, ce doute qu’elle a contribué à installer profite bien à ceux qui n’auraient jamais pu s’en tirer si à chaque étape de sa démarche, elle avait associé la presse, toutes tendances.

                 Frederic GNEZE

     

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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