Sign in
Download Opera News App

 

 

Exclusif / Gbohouo Sylvain sans détour : "Je ne me considère pas comme un retraité…"

Après la fin de son contrat au TP Mazembé de la RDC, le gardien titulaire des Eléphants de Côte d'Ivoire, Gbohouo Sylvain, ne se sent pas perturbé. Bien au contraire, il révèle qu'il pourrait rebondir dans un championnat pour poursuivre sa carrière. Dans cette interview exclusive qu'il nous a accordée le jeudi 1er juillet 2021 à son domicile sis à Yopougon-Niangon (Abidjan), le champion d'Afrique 2015 avec la sélection ivoirienne fait des révélations explosives sur son passage au Congo et surtout sur les Eléphants. Lisez plutôt…

Comment vivez-vous votre temps de vacances dans votre quartier à Yopougon?

Bien. Je me sens très bien. Je suis avec ma petite famille. Et tout se passe merveilleusement bien. En attendant de reprendre le boulot, je me libère, comme le dirait l'autre (rire)

On vient d'apprendre que votre club, le TP Mazembé a décidé de ne plus renouveler votre contrat…

Effectivement. Je ne fais plus partie de ce club. Je suis d'ailleurs en fin de contrat depuis avant l'avènement de la crise sanitaire à Coronavirus. Et comme cette maladie battait son plein, j'étais obligé d'y rester pour la forme. Donc, dans ma tête, le TP Mazembé n'est plus mon club depuis ce temps-là. .

Peut-on savoir votre avenir en club ?

Mon avenir n'étant plus lié au TP Mazembé, vous saurez dans peu de temps où je vais atterrir. Mais, pour l'heure, je suis en pleines séances d'entraînement au quotidien avec mon coach personnel, Kipré Gogoua, (NB : coach des gardiens de buts du FC San Pedro). Et je me sens à l'aise avec lui. Je suis en train de préparer les futures compétitions. .

Certainement Gbohouo dans le Golf ?

(Rire). Souffrez que je n'en parle pas pour le moment. Mon Agent m'a demandé de garder silence pour le moment pour ne pas brouiller les pistes. Il est encore en pleines négociations

Alors, pouvez-vous retracer en un trait, votre bilan au TP Mazembé?

Je le dis tout net. Le bilan est largement positif. Pendant ma présence dans ce club, nous avons remporté une Ligue des champions, une Coupe de la Confédération, une Super Coupe africaine, quatre titres de champion de la RDC. Et j'ai participé à tous ces succès. J'en suis heureux.

Vous n'avez donc pas de regret d'avoir fait un tour dans ce club congolais…

Non. Pas du tout. C'est grâce à ce club que j'ai remporté ces différents trophées africains. Je ne peux donc qu'être reconnaissant à ses dirigeants, joueurs et supporters. C'est un grand club africain qui m'a fait du bien. C'est vrai que j'aurais bien voulu jouer en Europe. Mais, je respecte la volonté de Dieu. Puisqu'il m'a permis d'être le seul gardien ivoirien à avoir remporté tous ces trophées en Afrique. Et j'en suis très fier. Parce que, j'ai bossé pour ça.

Avec votre âge (33 ans d'ici le 29 octobre 2021), pensez-vous être encore capable de tenir physiquement pour continuer dans un autre club ?

Je vous rassure que je me sens très bien dans ma peau. Je rappelle que le poste de Gardien de but est atypique. On peut jouer jusqu'à 37 ans. Il suffit d'avoir une vie saine. Or, je n'ai pas de soucis à ce niveau. Je suis encore actif. Par la grâce de Dieu. Donc prêt à continuer avec de nouvelles ambitions….

Avec en point de mire les qualificatifs du Mondial 2022 (à partir de septembre 2021) et la phase finale de la CAN 2022 au Cameroun avec les Eléphants…

Et c'est pour ça justement que je m'entraîne durement à Abidjan avec mon coach personnel Kipré Gogoua depuis peu. C'est un autre challenge qui se profile à l'horizon pour moi. Et que je ne dois absolument pas rater. Je veux aider mon pays à ravir une 3ème médaille d'Or au Cameroun. Et si Dieu le veut encore, je peux même songer à jouer la CAN 2023 qui se déroulera en Côte d'Ivoire.

D'aucuns pensent que vous devez maintenant céder la place à la jeune génération de Gardiens de but…Quels commentaires en faites-vous ?

Le problème n'est pas à ce niveau. Je ne suis pas vieux comme le prétendent certains détracteurs. Mon âge me permet de jouer encore pour longtemps. Donc, je ne vois pas pourquoi des gens me pousseraient à la porte. Je ne me considère pas encore comme un retraité. Et je ne pense que ça sera pour maintenant. J'ai encore des années devant moi. Nous sommes en 2021. J'ai encore deux ans devant moi. Avec comme pour objectif de jouer la CAN 2023 qui sera organisée par mon pays.

D'où puisez-vous cette force pour devenir finalement incontournable en équipe nationale ?

C'est le travail. Je crois en ce que je fais. Et je me confie beaucoup au Seigneur qui est réellement ma force. Je vous apprends par exemple que pendant 2 ans (2016 et 2017), je n'ai pas eu d'entraîneur de gardien de buts au TP Mazembé. Mais, j'ai tenu tout ce temps-là. J'ai bossé dur personnellement. Avant un match des Eléphants, je viens deux semaines avant pour bosser avec le coach de la sélection. Je travaille dans l'ombre. Je reconnais que j'ai beaucoup appris au TP Mazembé.  

Pouvez-vous faire un commentaire sur les différentes critiques dont vous faites l'objet de la part de certains sportifs ivoiriens après certains matches des Eléphants ?

Je ne sais pas exactement de quoi me reprochent certains Ivoiriens. C'est vrai qu'il y a des moments où je peux avoir certaines prestations moyennes. Mais, il y a aussi des moments où je sauve notre équipe nationale. Il faut donc qu'ils me félicitent aussi. Au lieu de me traiter de tous les noms à chaque fois. Vous savez, je n'ai pas envie de répondre à des supporters qui sont passionnés. Ce qui m'intéresse, c'est que les Eléphants sont qualifiés pour la CAN 2022. Et que je me prépare durement pour aller aider mes coéquipiers à la remporter. Le reste, ce sont des détails. Dans cette nouvelle génération de l'équipe nationale, c'est la solidarité qui est le maître-mot. Les anciens du groupe dont je fais partie, essaient de prodiguer des conseils avisés aux jeunes. Je voudrais donc lancer un appel aux Ivoiriens : qu'ils nous soutiennent à fonds et surtout qu'ils nous encouragent pendant les matches. Vous savez, le soutien moral à un joueur est très important pendant qu'il est en train de jouer et surtout pour la suite de sa carrière. .

Comment jugez-vous la méthode du coach Patrice Beaumelle ?

C'est une très bonne méthode. Depuis qu'il est arrivé, il y a une amélioration. L'atmosphère est au beau fixe. Je ne dis pas que les coaches précédents n'avaient pas une bonne méthode. Mais, il faut reconnaitre que Beaumelle a quelque chose de typique qui marque une différence entre ses prédécesseurs et lui. Tous les joueurs ressentent sa méthode. C'est un gagnant, un battant. Il nous envoie plus à la bataille. Il vit plus la chose. Il trouve toujours un mot qui guérit. Il sait mettre les joueurs en valeur. Il est un cran au-dessus. Je lui souhaite bon vent à la tête de cette équipe nationale.

Quelles sont les chances des Éléphants à la CAN 2022 ?

Je n'aime pas me prononcer avant chaque compétition. Je préfère laisser Dieu décidé. C'est lui qui est le seul Maître de tout projet. Et je crois en lui de manière passionnée. Toutefois, je pense que nous avons un bon groupe qui peut réussir un grand coup au Cameroun. Nous n'irons donc pas en victimes résignées. Personnellement, j'ai une folle envie de remporter cette CAN. Et je me prépare fortement pour ce grand rendez-vous.

Interview réalisée par Prince_De_BB

.

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: PrincedeBB (via Opera News )

Gbohouo Sylvain Yopougon

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires