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Clash entre Camerounais et Ivoiriens : un communiqué de la Police nationale rajoute à la colère

Décidément, le calumet de la paix entre supporters ivoiriens et camerounais devra peut-être attendre encore. Les Ivoiriens ne comptent pas en rester là, après le comportement anti-sportif des Camerounais qui ont hué les Éléphants de football lors du match Côte d'Ivoire-Egypte (0-0, tab 4-5), lors des huitièmes de finale, mercredi 26 janvier à Douala. Dans les gradins, la majorité des supporters camerounais étaient en faveur des Pharaons d'Egypte, au détriment des Eléphants qu'ils avaient pourtant supporté massivement face aux Algériens, quelques jours plus tôt. Les Camerounais reprochent aux Ivoiriens d'avoir critiqué leur pays lors du match Cameroun-Comores, lors de la dernière phases de poule.

La veille de la rencontre Côte d'Ivoire-Egypte, des personnalités publiques camerounaises se sont même impliquées dans cette rivalité sportive, en postant sur les plateformes sociales des images en soutien aux Pharaons. La douleur de la défaite de mercredi soir, combinée aux railleries des Camerounais n'ont donc fait qu'exacerber les tensions déjà vives entre les supporters des deux pays qui n'arrêtent pas de se renvoyer des noms d'oiseaux, à travers les réseaux sociaux. 

Pour rappeler les uns et les autres à l'ordre, la Direction de la police nationale ivoirienne a pondu un communiqué, jeudi 27 janvier. Elle met en garde notamment contre "les appels à la haine", un délit sanctionné par le code pénal ivoirien. «Aucune communauté ne doit être stigmatisée, ni être tenue responsable de la défaite des Éléphants», déclare le communiqué publié sur Facebook. «(...). La grandeur dans la défaite est le signe du fair-play des Ivoiriens», ajoute-t-il.

La note a aussitôt déclenché une avalanche de réactions. «Que dit la police nationale quand notre pavillon national est bafoué ? Quand nous sommes hués et humiliés par les autres ? Que dit le code pénal à ce sujet ?», s'emporte Mandjou Touré. Un avis partagé par Négus Kouassi : «Nous attendons aussi de votre part que vous sanctionniez le fait qu'on manque de respect à nos emblèmes nationaux.» Sharon Tapé abonde dans le même sens : «On a compris, mais police nationale, défendez nos couleurs devant les étrangers qui piétinent notre drapeau, afin qu'ils nous respectent. La fois dernière, quand un Libanais a giflé l'un de vos collègues, vous aviez aimé ?»

Anderson Diomandé voudrait, quant à lui, comprendre le mutisme des autorités administratives sur ce sujet : «Démarche très salutaire. Mais pourquoi notre ambassade au Cameroun ou le ministre de l'Intérieur n'ont pas encore réagi aux gestes des Camerounais ?», demande-t-il. Tandis que Nelly Etté s'offusque en ces termes ; «Ils (les Camerounais : ndlr) ont manqué de respect à notre drapeau et à notre hymne national. Ils ont hué nos joueurs, ils ont hué les supporters et on doit se taire ? On ne doit pas défendre notre pays ? Awolé, vive la Côte d'Ivoire ! Mais si on crie sur mon pays, je vais répondre.»

Plusieurs réactions d'indignation s'enchaînent, exprimant ainsi la frustration des internautes, quand même le communiqué serait justifié dans un tel contexte. 

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

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