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Hommage / Ce que Jacob Desvarieux a dit de Bouaké

C'est un témoignage édifiant, repris au cours de l'année 2019 alors que Jacob Desvarieux enrichissait les annales de l'histoire. L'artiste antillais expliquait à juste titre, ce lien, ce trait d'union entre le groupe Kassav et la Côte d'Ivoire. Un partage de la belle expérience ivoirienne du groupe musical venu des Îles. Qui se confond également avec l'histoire de la scène de la ville de Bouaké, dans le centre de la Côte d'Ivoire . À l'époque, Jacob Desvarieux faisait ces aveux via les ondes de Radio france international, repris par le non moins célèbre enseignant-juriste-consultant Moumoune Coulibaly. 

C'est en effet, l'histoire du fabuleux concert du groupe antillais '' Kassav '' en 1985, à Bouaké. Jacob Desvarieux de son vivant livrait le secret : « Kassav remercie Bouaké » à travers des mots bien à propos. Et donc en 1985 « Quand on nous a appelés, relatait Jacob Desvarieux, pour venir en Côte-d’Ivoire, nous avait dit que Kassav, n’était pas connu en Afrique, que c’était la musique camerounaise et zaïroise qui y étaient au top. Donc on est partis un peu inquiets. A l’arrivée, c’était tout à fait le contraire ». 

Les anecdotes n'ont pas manqué dans les faits relatés par l'artiste. Bénéficiant à l'époque de la visibilité de rfi dans l’émission Canal Tropical de Gilles Obringer. « Qui avait fait un sacré travail de promotion et habitué les Africains à notre musique. C’était l’explosion. Il y a eu d’abord ce concert un peu privé à l’Hôtel Ivoire, afin de récolter des fonds pour construire un dispensaire pour les enfants, puis d’autres à Yamoussoukro et à Bouaké ». 

Dans son argumentaire, on comprend que c'est plus qu'un filtre d'amour. C'est bien plus qu'un cordon ombilical qui lie le groupe à la cité ivoirienne. Puisque c'est en Côte d'Ivoire, reconnaît Jacob Desvarieux que « les choses sont véritablement parties. On a joué tout d’abord pour une Ong des femmes appelée Soroptimist. Après, on est allé à Bouaké. C’était en 1985. Où on a joué devant 35 000 personnes. C’était inimaginable. Vous savez, nous, nous venons de petites îles pas du tout peuplées. Quand vous prenez la population de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane réunies, c’est à peine 1 million 500 mille personnes. Or, Yopougon seulement fait plus de 2 millions d’habitants. ». 

Les choses sont allées donc très vite Jacob Desvarieux, Jocelyn Beroard, George Decimus... et toute la bande joyeuse dans le pays de Félix Houphouet Boigny. Bouaké, point d'ancrage, le point de départ où tout est parti pour Kassav. « Comme je le disais, nous étions habitués à jouer dans de petites salles. Et là carrément, un stade nous accueille. C’était quelque chose de flippant. Mais bon, les choses se sont bien passées. Il y avait de plus en plus de monde à venir aux concerts 35.000 personnes, le stade était plein comme œuf. C’était une telle folie que les autres pays d’Afrique se sont dit : pourquoi pas nous ? Donc, on a été invité au Togo, Bénin, Sénégal, Cameroun, Gabon, Mozambique, en Angola... Je crois que la Côte-d’Ivoire mais Bouaké , dont je salue et remercie tous les habitants, a réellement démarré l’histoire de Kassav, en Afrique ». Aujourd'hui, Jacob Desvarieux n'est plus de ce monde. Mais, son témoignage sur ses liens avec la Côte d'Ivoire ont été fortement marqué par le passage de son groupe musical à Bouaké. 

Content created and supplied by: Adam-KHALIL (via Opera News )

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