Sign in
Download Opera News App

 

 

"Ma mère est plus rapide que la tienne", le trait d'humour d'Allyson Félix et sa fille

Avec dix-sept ans de carrière au sommet, treize titres de championne du monde, onze médailles olympiques, l'Américaine Allyson Felix, 35 ans a montré une longévité record dans la performance. En 2005, à dix-huit ans, elle était déjà la plus jeune championne du monde du 200 mètres. 

Aujourd'hui, l'athlète est une mère comblée avec sa petite Camryn, née en novembre 2018. La petite a donc un peu plus de trois ans. Elle peut se promener fièrement aux côtés de son athlète de mère. Comme avec ce tee-shirt au slogan un brin humoristique : "My mom is faster than your mom" (Ma maman est plus rapide que ta maman). 

Pourtant, à la naissance la petite Camryn avait peu de chance de survivre. Elle est née dans des conditions compliquées, après 32 semaines de grossesse (8 mois). Sa mère Allyson, qui souffrait elle aussi de pré-éclampsie (maladie fréquente de la grossesse liée à une hypertension artérielle) a manqué de mourir lors de son accouchement. L'enfant avait dû rester presque un mois en soin néonatal. 

Allyson a raconté son traumatisme quelques mois plus tard au Congrès américain, lors d'une audition consacrée aux discriminations raciales dans la mortalité maternelle aux États-Unis. Elle a également dénoncer le fait que pendant sa grossesse, son équipementier de longue date (la marque à la virgule) avait réduit de 70% ses émoluments. La jeune femme a donc signé une tribune dans le New York Times à l'époque pour dénoncer une situation générale : «Lorsque nous avons des enfants, nous risquons des baisses de rémunération de la part de nos sponsors pendant et après la grossesse. C'est l'un des exemples qui prouve que l'industrie du sport est toujours fait par et pour les hommes», écrivait-elle entre autres. Cela a dû faire plier la marque, qui a promis qu'aucune athlète professionnelle enceinte ne serait plus pénalisée. 

Fille d'un pasteur (d'origine créole française), Allyson a été élevée dans un environnement religieux. Elle a toujours attribué ses succès à Dieu. «Ma foi est la raison pour laquelle je cours. J'ai vraiment l'impression d'avoir ce don incroyable que Dieu m'a accordé, et il s'agit de l'utiliser au mieux de mes capacités». 

En raison de la finesse de ses jambes, sa foulée ample, fluide et incomparable, elle s'est vue attribuer le surnom de "Chicken legs" (pattes de poulet). 

Si pendant les Jeux de Tokyo elle a confirmé qu'il s'agissait bien de ses derniers, Allyson Felix n'a toutefois pas encore officiellement annoncé quand elle compte raccrocher. Elle pourrait même participer aux mondiaux organisés aux États-Unis en 2022. Elle reste l'athlète la plus médaillée de l'histoire, derrière le Finlandais Paavo Nurmi (12 médailles, entre 1920 et 1928). Allyson bat le record des 10 médailles olympiques de l'Américain Carl Lewis.

Pour l'instant, elle s'occupe à pouponner sa petite Camryn qui lui procure tant de bonheur. «Je peux avoir une mauvaise journée à l'entraînement, retourner chez moi et voir une petite personne qui n'en a absolument rien à faire, qui a besoin d'un bain et d'être nourrie. C'est une dynamique assez cool», déclarait-elle dans une interview.

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

l'américaine allyson felix new york times

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires