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Bamba Alex à propos du Mondial Qatar 2022 : '' la vitesse de croisière, une semaine après...''

La Coupe du monde de football, Qatar 2022, arrive à l'étape de la fin des matches de poules. Un moment choisi par le journaliste professionnel Bamba Alex Souleymane pour une fois encore être '' au coeur des débats'' à travers '' ce qu'il croit''. L'expert consultant en stratégies, en hautes études internationales et des civilisations, dans une publication dont nous avons reçu copie ce mercredi 30 novembre 2022, analyse et décortique le plus grand évènement sportif de la planète, une semaine après son ouverture.

Bamba Alex Souleymane en compagnie de la légende ghanéenne Abedi Pélé.

Les aficionados du ballon rond communient depuis le 19 novembre, avec les Qatari et l’élite du football mondial. Les hostilités ont démarré tambour battant. Les ‘’fanas’’ du foot, se rendent bien compte de l’universalité de ce sport, opium des peuples ici et là. Que de chemins parcourus, depuis sa découverte en Angleterre et son expansion sur l’ensemble de la planète. Y compris même, jusque dans les confins des petits villages africains, brésiliens, sud-américains, australiens, russes, asiatiques, ukrainiens etc…. Une évolution graduelle qui en atteste sa vitalité et son fort impact sur toutes les couches sociales. Il y a bien longtemps cela est vrai. Pour autant, les temps ont changé et les nivellements avec.

Chez nous en Côte d’Ivoire, avec le début du Mondial, les Ivoiriens sont à la fête grâce notamment, à la chaîne NCI ; diffuseur exclusif de 28 matchs de ce Qatar 2022, estampillé rendez-vous du ‘’gotha footballistique’’ mondial pour l’occasion. Naturellement, c’est la joie qui anime, çà et là, les amateurs du football sur la planète. Que de bonheur partagé.

D’emblée, les rencontres n’ont pas été d’une très grande intensité, comme on a eu ; à les observer pendant les éditions antérieures. Le rythme des matchs est allé crescendo. Les équipes nationales, avec des joueurs qui sont en compétition toute la saison, opèrent-elles avec des garçons dont, de très nombreux ; arrivent émoussés. Ipso facto, ils sont moins productifs. Résultats, un football, avec peu de rythme et de génie créateur. Encore moins de ‘’grinta’’ ou un zest de magie selon l’alphabet récité par les disciples de la ‘’samba brasiléra’’, dont le temple d’exécution sacramentelle a été et reste, le mythique ‘’estadio maracana’’ la « bombonera » de Rio de Janeiro (rivière de janvier), une grande ville du Brésil, située en bord de mer. Elle est connue pour ses plages de Copacabana, d'Ipanema et sa statue du Christ Rédempteur, de 38 mètres de haut. Une gloire à l’éternel Dieu, le Père céleste, incarnation de l’universalisme, de la tolérance existentielle, de la paix et de protection divine. Bref !

A ce stade de la compétition, pour les adeptes du foot spectacle, on pourrait dire : « Il faut repasser ». Les matchs ne commencent tout juste, qu’à s’emballer. Le rythme vient progressivement avec la force de propulsion des joueurs de forte réputation.

BAS e t le célébrissime attaquant gabonais Obameyang.

Le Brésil n’a pas encore donné l’éclat de son foot spectacle. La France même, quoiqu’emportée dans son élan, semble gagner en rythme. Elle peut visiblement, compter sur ses joueurs talentueux voire prodiges à l’instar de Mbappé, Lloris, Varanne, Giroud, Griezman etc. L’Argentine après son faux pas, a rectifié sa trajectoire contre le Mexique (2-0) grâce à un Lionel Messi étincelant qui, pour l’occasion, aura été un véritable « messie ». 

Le spectacle des premières journées (et donc des premières confrontations) aura été émaillé de quelques surprises, qui prouvent qu’à ce niveau, il n’y a pas de petites équipes et que, certaines négligences ou erreurs, peuvent-elles coûter chères et faire résonner les filets de présumés ‘’ogres’’ et, ce faisant, arracher aux gradins, des ovations nourries, des clameurs et autres émotions fortes chez les supporters des équipes sur lesquelles, les parieurs escomptaient peu, voire rien du tout. 

Une semaine après le coup d’envoi du Mondial 2022 au Qatar, alors que la deuxième journée des phases de groupes (ou de poules) vient d’être entamée, les équipes africaines, depuis le vendredi 25 novembre, ont commencé à faire oublier leur entrée mi-figue mi-raisin dans la compétition. Et c’est le Sénégal, qui, après avoir plié l’échine devant les Pays-Bas (0-2), a refroidi les ambitions du Qatar (3-1). Une véritable bouffée d’oxygène pour les Lions de la Teranga qui ont croisé le fer devant l’Equateur hier Mardi. Ce fut une rencontre d’une grande intensité émotionnelle. Pour les « Gaïendés » c’était le match du quitte ou double. La team Sénégal n’avait pas le choix : il fallait sortir les crocs pour confirmer sa suprématie de champion d’Afrique.

La journée d’hier aura été celle de la moisson pour le Sénégal. Une journée prolifique et gratifiante, les « Gaïendés » ont fait honneur à leur symbole. Les lions ont rugi deux fois. Ô que ce fut pathétique ! Après le premier rugissement de Ismaïla Sarr à la 44e minute, qui de facto était synonyme de qualification des Lions pour les 8èmes de finale, le champion d’Afrique a douché l’enthousiasme du peuple Sénégalais avec le but de Moses Caicedo à la 67. Le doute avait commencé à s’installer et l’amertume aussi. Mais dans un sursaut d’orgueil comme seuls les Lions savent-ils le faire, les « Gaïendés » allaient se projeter de l’avant, aller à l’abordage avec force conviction vers les buts de l’Equateur. Cette rage de vaincre finit par faire craquer l’arrière-garde Equatorienne. Sur une balle arrêtée, magistralement enveloppée par Cissé, l’Equateur se loupe sur la trajectoire du ballon : comme un lion en embuscade, le capitaine et athlétique défenseur central des « Gaïendés » Kalidou Koulibaly, dans un réflexe de renard de surface de réparation, reprit-il de plein fouet le ballon flottant dans la défense Equatorienne 70ème. Quel bonheur ! Il a fallu tenir pendant 20 minutes de temps réglementaire et 5 de temps additionnel pour voir toute la Teranga vibrer et exulter de bonheur. Quel match ! Le suspense jusqu’au bout de l’irréel, comme le dirait le poète. Ouf ! Le signe indien du cycle des contre-performances est vaincu. 20 ans après, le Sénégal retrouve les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2002 co-organisée par la Corée du Sud et le Japon. Un sacré exploit à la hauteur de la qualité des joueurs au talent individuel et collectif indéniable. Une grande victoire en guise d’hommage au grand Pape Bouba Gueye, 1er buteur du Sénégal à la Coupe du Monde 2002.

Le Maroc qui s’était séparé sur un score vierge (0-0) devant la Croatie (le mercredi 23 novembre), ne s’est pas laissé distraire par la Belgique qu’elle a domptée royalement. Les deux ‘’royaumes’’ Bruxelles et Rabat, se sont livrés à un véritable duel digne des plus beaux récits chevaleresques. Pourtant, au plaisir du onze du royaume chérifien et contre toute surprise, les ‘’Lions de l’Atlas’’ ont administré une leçon de football au onze belge, contraignant les ‘’Diables Rouges’’ à aller humer le soufre des enfers dantesques. Au coup de sifflet final, un score sans appel : 2-0. C’était le dimanche et, les Lions de l’Atlas ; affûtent-ils déjà, leurs ‘’crocs’’ contre la sélection représentant ‘’l’Association canadienne de soccer’’ le jeudi 1er décembre.

Les Lions indomptables du Cameroun qui, avaient eux, fait un faux pas lors de la première journée de ces phases de poules contre la Suisse (0-1), ont affiché leur orgueil devant la Serbie le Lundi. Menés au score, les Lions ont rugi, menés 1-0, puis rattrapés 3-1 par leur adversaire du jour. Deux buts serbes coup sur coup. Le peuple camerounais était en train de vivre une véritable tragédie. (Les Lions indomptables ?) allaient-ils plonger ce grand peuple de grandeur et de dignité ancestrale et footballistique dans l’humiliation ? Que non ! Au prix d’un sursaut d’orgueil digne d’un vrai lion, Vincent Aboubakar, tel un taureau, entré en jeu ; remua le dispositif défensif de la Serbie. Quasiment avec sa force et sa technique de feinte, il allait d’abord servir une ‘’louche magistrale’’ qui a envoyé le gardien de but serbe au ras des pâquerettes pour y brouter de l’herbe. Dans la même dynamique, à un contre un, il déstabilisa la défense des ‘’blancs’’ de Serbie et fit une ‘’offrande eucharistique’’ à Choupo-Moting pour délivrer un peuple de tradition footballistique gravée dans les annales des coupes du monde. Le ‘’blondinet’’ de Choupo-Moting, ne se fit pas prier pour crucifier le gardien de but serbe : 3-3. Un match épique qui a tenu les spectateurs en haleine jusque dans les dernières minutes. Quant aux Aigles de Serbie, ils ne voulurent pas fléchir devant leurs adversaires. Un combat entre les ‘’maîtres du ciel’’(Aigles) et les ‘’rois de la savane’’ (Lions indomptables). Ils ont fait vibrer par trois fois les filets de part et d’autre. Le Cameroun garde toutes ses chances dans ce groupe G et doit, ‘’acérer’’ ses crampons contre le Brésil le vendredi 2 décembre. Un match de feu en perspective.  

BAS et le commentateur sportif de Canal+ Philippe Doucey.

Ce même Mardi également, le Ghana a tenu la dragée haute et fait baisser pavillon à la Corée du Sud (3-2) au terme d’un match époustouflant, plein de suspense et qui a tenu en haleine les puristes et les amoureux du ballon rond : quel match ! Ce succès relance les Blacks Stars après la défaite concédée devant le Portugal dès son entrée dans le tournoi (2-3). Les Blacks Stars, se relancent-ils donc, dans un groupe H où tout reste encore ouvert et possible lors du 3e match qui sera décisif pour la qualification pour les huitièmes de finale. On retiendra, pour l’histoire, que ce fut un match d’une intensité électrique. L’Uruguay est donc averti pour le dernier match des poules. Du reste, sa défaite concédée devant le Portugal porté par l’éternel Cristiano Ronaldo, est un avertissement sans frais pour le pays qui a organisé la première coupe du monde sur son sol en 1932.

Quant à la Tunisie qui avait fait un match nul contre le Danemark, puis avait buté sur l’Australie (0-1), elle devra jouer son va-tout contre les Bleus de la France afin de se donner une chance pour arracher son ticket pour les 8èmes. La chose parait certes difficile, mais pas impossible. Les équipes partent toutes avec les mêmes chances. Le ballon est une ‘’sphère’’ qui roule et tournoie pour tout le monde.

Aussi est-il permis, de croire que, sur la fin des matchs de poules, il y a un réel engouement. Les équipes africaines gardent leurs chances de qualifications pour les 8èmes, une étape de graduation dans le gotha du football mondial.  C’est un beau tableau à mettre à l’actif des 3 sélections africaines qui ont symbole le lion : ceux de l’Atlas (Maroc), les Indomptables (Cameroun) et les « Gaïendés » (Sénégal). Une belle moisson pour les formations africaines qui font honneur au continent.A ce tableau, il faut noter la qualification conforme aux prédictions des parieurs, des équipes des Etats-Unis (qui ont battu l’Iran 1-0) et de l’Angleterre (qui a étrillé le Pays de Galles du joueur Gareth Bale sur le score cinglant de 3-0).

Aussi, pour les 8èmes de finale, peut-on s’attendre, à de véritables batailles en règle, des chocs épiques voire, des confrontations de grande majesté footballistique, dans l’underground de la plus grande fête sportive dans le monde. La montée en puissance des ‘’petits poucets’’ (ou supposés tels) donne-t-elle déjà sinon l’insomnie, du moins la pétoche chez les book-makers dont les pronostics risqueraient de faire flop. Au plaisir du foot où, les ogres présupposés passent souvent au grand dam de leurs supporters, à la « trappe » des petits poucets. Cela donne tout son charme au dicton : la glorieuse incertitude du foot. Rien n’y est définitivement acquis. La balle roule sur le gazon pour tout le monde ! Vive le spectacle ! 

Bamba Alex Souleymane

Journaliste professionnel

Expert consultant en Stratégies, 

En Hautes Etudes Internationales

et des Civilisations

Chevalier de l’Ordre national

Officier du Mérite ivoirien 

Commandeur de l’Ordre sportif

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Bamba Alex Souleymane Qatar 2022

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