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Blaise Compaoré va être jugé, voici la cause

L' ancien dirigeant du Burkina Faso exilé en Côte d' Ivoire va être jugé, probablement par contumace. Trente- quatre ans après l' assassinat de Thomas Sankara lors du putsch de 1987, la responsabilité de son successeur, Blaise Compaoré, va être discutée devant un tribunal. Décision historique : le dossier a été renvoyé, mardi, devant un tribunal militaire de Ouagadougou par la juridiction d' instruction, après la confirmation des charges contre les principaux accusés. Parmi eux, l' ex- despote Blaise Compaoré et treize autres personnes, accusées d' «attentat à la sûreté de l' Etat», de «complicité d' assassinat» et de «complicité de recel de cadavre», selon Me Guy Hervé Kam, l' un des avocats des parties civiles à l' AFP.

Icône panafricaine

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné avec douze de ses hommes en pleine réunion par un commando qui s' est introduit au siège du Conseil national de la Révolution (CNR) lors d' une banale réunion de travail. C' est son ami, son frère d' armes et bras droit, Blaise Compaoré qui prend le pouvoir, dans ce qui apparaîtra toujours comme une trahison fratricide. En trois ans à la tête du pays, Thomas Sankara a laissé une trace indélébile dans les esprits burkinabés et sur le continent. En 1983, il a 33 ans quand il prend la tête de la Haute- Volta qu' il rebaptise Burkina Faso («le pays des hommes intègres») et proclame une «révolution populaire et démocratique».

Leader singulier et charismatique, il s' est rendu célèbre par ses projets pour l' autosuffisance nationale ou des discours poétiques et audacieux. «Sankara devient tellement populaire par sa lutte contre la corruption que tous les dirigeants voisins ont peur qu' il donne de mauvaises idées à leur jeunesse», raconte Bruno Jaffré, historien spécialisé de l' histoire du Burkina- Faso.

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