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Affaire FDFP / Bamba Alex Souleymane à Joël N’Guessan: "nul ne peut présager de quoi demain sera fait"

En réaction à la crise qui a cours au Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP), le journaliste émérite Bamba Alex Souleymane dit BAS a fait entendre sa voix à  travers un texte publié sur la plateforme Confrères journalistes. Dans ce texte intitulé « FDFP : lynchage en direct », le fondateur du journal l’Agora crie haro sur le fait que les dirigeants que sont le Président du conseil de gestion (PCG) Joël N’guessan et le Secrétaire général (SG) Barry Battesti aient décidé de déporter leurs différends administratives sur la place publique.  .  

« Le linge sale lavé et étalé en public. C'est du surréalisme. De la sorcellerie dans ce qu'elle a de plus laid. De plus hideux. De plus répugnant. Dans notre pays, certains ne reculent plus devant rien. Le spectacle dévalorisant qu'offre les responsables (?) du FDFP en est la singulière illustration. Cette superstructure étatique dont le fondement financier existentiel, tient à la Formation professionnelle, et qui, jusque-là, était assez peu connue, est tristement, sous les feux de la rampe et, livrée à la vindicte populaire. Tout s'y passe comme si, cette "super structure " a jailli ex nihilo. Qu'elle n'a pas de tutelle? Et que, par conséquent, sa gestion interne, peut-elle être, révélée et jetée impunément sur la place publique, sans égard et sans aucune retenue? Sans égard pour les valeurs cardinales qui, s'inscrivent pourtant, dans le sacro-saint principe de la gestion des affaires publiques ? Qu'est ce qui peut opposer à ce point, un Président de Conseil de Gestion et, le Secrétaire Général du FDFP qui fait office, dans les faits, office de DG? », s’est-il interrogé.

Avant de poursuivre : « La bagarre à fleurets mouchetés a depuis, viré à l'affrontement public. Un combat à distance et par journaux interposés. Cela fait le lit des néo-experts en calomnies sans preuves irréfutables. Les procureurs qui "siègent" sur les réseaux sociaux, sans discernement, prononcent des sentences sans discernement et sans retenue. Comment, des documents censés être du domaine strictement privé, peuvent-ils, se retrouver avec tant de légèreté, sur la place publique? Forcément, à mal escient. Sinon, qu’est ce qui justifie un tel lynchage de Barry Battesti sur l'autel des sacrifices? Prouver par l'absurde que, le SG en poste, bien avant l'avènement du PCG, est-il inapte à la tâche? Incapable? Un responsable dont l'antériorité dans sa gestion avait été saluée par le pouvoir (via le Conseil de Gestion, le Ministère du Budget, et celui de l'Enseignement Technique, la tutelle)? Ce SG, nommé par un pouvoir si regardant? Si inflexible voire parfois impitoyable à l'égard des siens propres? »

A vrai dire, Bamba Alex Souleymane a du mal à comprendre l’acharnement du PCG Joël N’guessan contre le SG Barry Battesti.

« Quel est véritablement, l'objectif de ce lynchage de Barry Battesti en direct? Que vise ce déballage malsain? Si l'objectif est de faire démettre Léonid Barry-Battesti, le procédé ainsi que les méthodes détestables utilisés, reprouvent et discréditent les arguments excipés par le PCG. Rien de ce qui est interne à une administration, ne doit dans les principes et les faits, se retrouver sur la place publique. La faute de la présidence du conseil, en résulte pour une grande part. Est-ce une affaire personnelle? Le PCG en a donné l'impression. Or, il aurait suffi, qu'il observât la procédure de contrôle avec les membres du conseil (plutôt divisés, dubitatifs et très réservés) pour avoir une plus grande légitimation, dans la mise en œuvre pertinente du contrôle projeté », fait-il savoir.

Puis de conseiller : « La fixation personnelle (d’un homme que je connais bien), m'a pour le moins, laissé perplexe. Ma soif inextinguible de justice, m'a (et me) conduit à cette réflexion humaine. Il faut souvent, penser aux conséquences de certains de nos actes posés. Il faut, autant que possible,-même dans une situation administrative règlementaire-, savoir battre la mesure et, faire parler plus la Raison que la Passion. Nul ne peut présager de quoi demain sera fait. A fortiori...Surtout, qu'il plane, de nombreuses zones d'ombres sur cette affaire FDFP. »

 Pour BAS, « d'ordinaire, ce genre de situation se gère en interne et...au calme. Loin de tout tintamarre. Des clameurs politiciennes ubuesques. Moralité:" Avant que la justice et l'équité ne s'observent sur quelque sujet que ce soit, cela va prendre du temps. Recherche patiente (et non féroce) de la vérité, oui. Mais, pas à tous prix. Sus aux règlements de comptes sur la place publique. Non à l'acharnement. Aux questions d'amour propre. Cultivons, autant que possible, la fraternité humaine qui transcende les divergences du moment ».

Content created and supplied by: Pierre_Ephèse (via Opera News )

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