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CAN 2015 : Comment Hervé Renard a "banalisé" Copa Barry

Dimanche 8 février 2015. Les Eléphants de Côte d’Ivoire remportent le trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) pour la seconde fois de leur histoire. Et le héros de ce sacre continental se nomme Copa Barry. Et pourtant, l’ancien académicien de Mimosifcom n’était pas une priorité pour le sélectionneur national de l’époque Hervé Renard. La preuve, pour la sélection des 23 joueurs qui devaient prendre part à la CAN équato-guinéenne, ce dernier a clairement fait comprendre à l’ex portier de l’Asec Mimosas qu’il n’allait pas être son gardien titulaire s’il acceptait de faire partie de l’aventure.

« Coach Hervé Renard l'a lui-même confirmé dans une interview. Je me rappellerai toujours de ce soir de décembre 2014 où il m'a appelé pour me dire que par respect pour mon statut de cadre de l'équipe, il tenait à m'informer que Sylvain Gbohouo sera son N°1 à la CAN. Il ajoute: "Si tu veux tu viens, si tu viens pas je comprendrai. Mais il faut une réponse maintenant." Je lui ai demandé un moment de réflexion. Le choix le plus facile aurait été de ne pas partir, non pas parce que je ne voulais pas que Gbohouo soit titularisé mais tout simplement parce que dans ses mots, j'ai compris que je n'étais pas indispensable », , a rappelé Copa Barry dans une publication sur sa page Facebook intitulée J’aurais pu ne pas être présent à la CAN 2015.

Puis de poursuivre : « J'aurais pu laisser l'orgueil prendre le dessus. Mais Au bout de quelques minutes, je l'ai rappelé pour lui signifier que je viens. Pour moi la patrie passait avant tout. Je savais qu'en partant à la CAN, je perdrais ma place de titulaire dans mon club comme ils me l'ont signifié et qu'en sélection ma place de titulaire était perdue d'avance. »

En dépit de ce risque énorme pris pour sa carrière de footballeur, Copa sera blessé dans son amour propre par le public ivoirien.

« Le 08 février, jour de final, lorsque je suis sorti à l'échauffement, ma photo est apparue sur l'écran géant du stade. Un coup j'entends " Orrrr, Hoummm". Les Soupirs des supporters m'ont donné froid dans le dos. Même si j'essayais de garder la tête haute, j'étais atteint au plus profond de moi au point d'écourter les 25mn d'échauffement à 10mn. Je me suis senti si impuissant que je me suis réfugié auprès du Tout Puissant. Baisser les bras ou rester débout ? Quand on te donne mille et une raisons de douter de toi, démontre mille et une fois qu'ils ont tort », a-t-il indiqué.

A la fin, lui la pierre rejetée, est devenue la pierre d’angle.

« Les 120 mn de jeu se sont écoulées. Place aux tirs au but. Tout le monde était passé et c'était à mon tour. La responsabilité était si lourde à porter. Et là j'entends scander "Copa Copa Copa"... Les Soupirs s'étaient transformés en encouragements. Par la grâce de DIEU, le ballon atteint sa cible et c'est la délivrance pour toute une nation. ON VENAIT DE GAGNER à 23 », s’est-il souvenu avec joie.

Content created and supplied by: Pierre_Ephèse (via Opera News )

Copa Barry Hervé Renard

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