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Ancienne FIF : Roger Ouegnin livre le secret d'un complot contre son entraîneur

Le rictus rieur, Roger Ouegnin se tord de moquerie. Ensuite, le ton devient ferme. Il n'a pas sa langue dans la poche. Et assène :  « On ne peut pas rester à la merci de la médiocrité ». L'affaire est plus que sérieuse. Un fait qu'il avait soigneusement garder dans ses dossiers afin de le délivrer au grand jour ce 22 Août 2021, à l'assemblée générale de l'Asec mimosas. Une vérité jamais dite sur le destin du technicien français qui risquait de basculer par la faute « de l'ancienne équipe dirigeante de la Fif ». 

Que dit l'histoire ? Nous sommes en fin d'année. Mardi 13 Décembre 2016, les fichiers de la Fédération Ivoirienne de Football (Fif) s'emplissent des noms de 44 nouveaux entraîneurs de football. Une cérémonie est organisée par l'instance à l'honneur de ces techniciens qui viennent fraichement de passer leur examen pour l'octroie de la Licence A CAF. Un parchemin exigible aux entraîneurs des équipes engagées dans les compétitions interclubs de l’instance confédérale. Cette condition contraint les clubs ivoiriens en lice (et même pour tous les clubs du championnat national local) pour les échéances de 2016 à faire le ménage au niveau de leurs bancs de touche. 

La celebration de la liste des admis, est faite de manière à ce qu'on présente les membres du staff de l'Asec comme étant des techniciens qui ne remplissent pas les conditions exigées par la Caf et la Fif. Et pourtant... Roger Ouegnin fait donc la précision : «... Quand il (Julien Chevalier) devait revenir, tout d’un coup on s’est heurté à un problème. On nous dit, pour entrainer à l’Asec, il faut avoir la licence A CAF. Avec Benoit, on lui dit, mais au Togo, est-ce que tu peux passer l’examen là-bas ? Il dit non, il se renseigne et tout. Et puis, je dis à Benoit, appelle le secrétariat de la CAF et dis-leur où est-ce qu’on passe les licences A CAF parce que je veux prendre mon ancien entraineur de l’Académie...»

Entre temps, le technicien français jouit d'un pedigrée chez les Jaune et noir qui remonte de 2011 à 2014 où il le rôle de responsable du recrutement du centre de formation en collaboration avec le staff technique de l'équipe Pro. Puis, il continue de 2014 à 2017, comme responsable de la formation de l'académie mimosifcom. Et Roger Ouegnin de délivrer le secret et de dénoncer la cabale. Précisant que la Fif affirmait qu'il « faut qu’il passe son examen avant de revenir sinon il ne pourra pas diriger le club en Ligue 1. Ils (la CAF) nous écrivent, et puis ils nous disent, mais votre entraîneur Julien a eu sa licence depuis 2016. Et ils envoient un mail au directeur exécutif de la FIF, Sam Etiassé, pour dire mais, transmettez à l’Asec les diplômes de Julien Chevalier. Il a été admis en 2016 ici. Vous savez ce qu’il s’est passé ? Ces gens-là sont de mauvaise foi. Ces gens-là, ils ont passé tout leur temps à vouloir saboter notre travail...» 

Finalement, Julien Chevalier n'aura pas été la risée des gens. En brandissant deux lettres. Celle de Raul Neves Chipenda, alors Directeur de la division de développement de la Caf précisant que Julien Chevalier a la  « Licence A Caf depuis 2016. Il est enregistré dans nos systèmes de gestion... ». Puis, celle signée par Issa Hayatou, ancien président de la Caf «... la présente licence est attribuée à la personne nommée ci-dessus qui a rempli les critères d'entraîneur de la Confédération africaine de football (Caf) et qui bénéficie des privilèges s'y attachants. Numéro de Licence Côte d'Ivoire : 03508601016 dont la date d'émission est le 28 Octobre 2016 ». Une affaire d'escroquerie morale dans le football ivoirien, révélée au grand jour. 

Par Adam Khalil

Content created and supplied by: Adam-KHALIL (via Opera News )

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