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Côte d'Ivoire : Le football perd sa ferveur d'autrefois

Les ivoiriens qui adorent le football, voilà que leur équipe nationale vient de battre un autre pays et aucune ferveur nationale. Quand la gestion scabreuse, chaotique et conflictuelle de la politique se déteint sur le sport.

Les ivoiriens ont désormais leur regard braqué ailleurs et l’amour et la ferveur de leur sport roi, subit l’enclos des déraisons politiques. Qui pouvait croire un seul instant que l’équipe nationale de football, se rend à l’étrangers pour compétir et c’est silence radio, si ce n’est qu’une minorité qui pousse ses lèvres pour tendre l’oreille.

Pour une simple élection d’un président à la tête de la fédération ivoirienne de football, il y a blocage à cause de la politique. Le sport ou du moins le football qui fédérait et berçait, aujourd’hui les ivoiriens préfèrent supporter les équipes étrangères et snober les leurs.

La Côte d’Ivoire vient de battre le Burkina Faso, par un score de 2 buts à 1 et les ivoiriens sifflotent leur bière dans les maquis et autres bistrots, aucun effet. Quand dans un pays, le sport ne fait plus recette et partie des préoccupations, il y a un problème.

Aujourd’hui, ce n’est que l’ASEC MIMOSAS qui fait recette et maintient la ferveur qui résidait dans le sport qui s’est refroidie. Pourtant, ce sont des centres de sport qui pullulent partout à cause de leur légende Didier Drogba, mais le peuple a d’autres soucis, encore qu’ils n’aient pas encore de stade, tout est en travaux.

La pandémie à Coronavirus se déteint certes sur tout, mais les ivoiriens fervents supporters, se détourner de l’animation, de la participation de leur sport roi, il faut se retourner sur soi à plusieurs reprises. Finalement sur quoi, on peut se baser pour fédérer les ivoiriens puisqu’il n’existe plus de symboles dans ce sens ?

Il faut trouver des vrais stratèges pour ramener le football auprès des ivoiriens. Il ne faut pas que la politique s’empare de cette fédération. Autrefois, une compétition qui opposait l’ASEC à l’AFRICA, tout le monde se rendait au stade et à la fin, des tensions qui surgissaient, ne l’étaient que pour régler des problèmes. Aujourd’hui, la gestion conflictuelle de la politique s’est déteinte sur tout et tout est devenu politique.

Certains ivoiriens dans les quartiers préfèrent pratiquer leur Maracana pour garder leur forme et laisser les professionnels se débrouiller.

La Côte d’Ivoire est qualifiée à la coupe africaine de football, combien le savent et créent la joie pour encourager les joueurs à avoir ce tonus, ce courage de se savoir soutenus par son peuple ? Tout ça c’est triste !

                                                                 Joël ETTIEN

Content created and supplied by: BusinessActuality (via Opera News )

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