Sign in
Download Opera News App

 

 

Contribution / Des résidences meublées devenues des abris de proxénétisme, l'Etat doit sévir

Le mardi 11 janvier 2022, la commune de Koumassi précisément le quartier Divo, une résidence meublée mitoyenne du centre de santé communautaire été le théâtre d’un drame faisant cinq victimes dont quatre décès et une cinquième évacuée dans un état comateux au Centre Hospitalier Universitaire de Treichville. Si, elle est sortie du coma les raisons réelles de cette macabre découverte demeurent jusque-là un mystère. Cet énième drame vient en rajouter à la longue liste des incidents malheureux survenus dans des résidences meublées, ne devrait-il pas interpeller nos autorités sur la nécessité d’une réglementation dans ce secteur face à la profusion tout azimut de ces maisons de séjours à Abidjan et dans certaines grandes villes de l’intérieur ?


Aujourd'hui , de nombreux voyageurs choisissent pour leurs séjours car donnant parfois l’impression d’un mieux-être comme chez-soi, les résidences aménagées sont en phases de devenir des lieux de prostitution et bien d’autres formes d'actes non conformes aux bonnes mœurs et aux lois de la société.

"Des brouteurs louent des appartements dans des immeubles d'habitation et s'adonnent au proxénétisme."

En effet, à l'origine les résidences meublées étaient l'affaire d' agences immobilières, ou des particuliers propriétaires de bâtisses, aujourd'hui c'est devenu un business lucratif pour des "brouteurs" reconvertis en proxénètes. Leurs stratégies ils louent des appartements dans des immeubles d'habitation qu'ils aménagent et sur-louent à des filles dont l'âge varie entre 15 et 25 ans. Parfois en groupe de 2 à 5 selon le cadre et l'espace disponible, elles doivent se cotiser entre 2.500 et 10.000 francs pour payer la location journalière qui oscille entre 15000 et 30000 francs à leur bailleur circonstanciel. Ces bailleurs tirent d'énormes profits dans cette activité illicite quant aux filles, elles accrochent leurs clients via les nouvelles technologies de la communication notamment les réseaux sociaux et des sites de rencontres occasionnelles.

"Elles s'attirent les faveurs des hommes via les réseaux sociaux et des sites de rencontres occasionnelles."

À la différence des prostituées traditionnelles, elle racolent leurs clients grâce aux médias sociaux avec le concours de leurs bailleurs qui jouent le rôle de "managers ". Ils créent des faux profits de femmes et envoient des demandent d'amis sur Facebook pour aguicher de potentiels clients qui sont ensuite intégrés dans des groupes de discussions sur Messenger et WhatsApp créés pour la circonstance.

Outre cette méthode, des comptes sont créés sont créés sur des sites de rencontres avec des contacts téléphoniques et la localisation du lieu de résidence.


Les communes du district d'Abidjan les plus touchées par le phénomène dit "Bizzi en résidence " sont Yopougon, Cocody, Marcory, Koumassi et Port Bouet. Des enfants mineurs se retrouvent pris dans cet engrenage, il y a lieu de s'en inquiéter. Vivement que les autorités ivoiriennes prennent le taureau par les cornes avant que l'irréparable ne se produise.


C.Y

Content created and supplied by: LePhénixBagoué (via Opera News )

koumassi treichville

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires