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Commercialisation du vivrier en Côte d'Ivoire : Mme Soro interpelle grandement l'État

La présidente de l'Association Nationale des Coopératives Agricoles de Côte d'Ivoire, section Moronou (ANACACI-Moronou), Soro Ouffouet Marie Thérèse n’a qu’un vœu à la bouche : « Que l’Etat nous aide grandement à commercialiser nos produits vivriers ». La première responsable de l’Anacaci Moronou, qui revendique 1500 membres dans toute la région du Moronou désire de l’Etat un appui conséquent pour le développement de leurs activités. Car les innombrables difficultés auxquelles font face les coopératives agricoles plombent leur épanouissement. « Le Mororonou est un excellent grenier de produits vivriers. C’est le creuset d’agriculteurs de vivriers, qui produisent en grand nombre l’igname, la banane plantain, l’aubergine, le gombo en somme l’ensemble des produits vivriers. Qui à défaut de routes praticables pour les acheminer et d’acquéreurs pour les acheter pourrissent sur place t dans les 30 sous-magasins que nous possédons sur l’ensemble du Moronou », révèle-t-elle. A preuve, elle expliquera les entraves inhérentes à la vente de l’aubergine par les membres de sa coopérative, celle « des agriculteurs équitables du Moronou ». « Notre entrepôt à une capacité d’entreposage de 30 tonnes, c’est vous dire que nous pouvons remplir de vivriers tout une remorque, et il restera encore du vivriers à terre. Malheureusement malgré nos performances, il n’y a pas beaucoup d’acheteurs qui se bousculent pour acheter nos produits agricoles. Qui hélas pourrissent parce que nous n’arrivons pas du tout à les écouler. Alors la mort dans l’âme nous sommes bien obligés de les brader, les vendre à des prix plus que dérisoires. Car c’est plus qu’à prix cadeau donner des paniers d’aubergine à 100FCFA le panier et à 600FCFA le sac. Pour la banane plantain c’est là que survient le drame. Parce qu’une seule productrice peut couper jusqu’à 500 régimes dans son champ. Mais le convoyage et la vente sont tellement difficiles que les bananes pourrissent, voilà notre malheur », dit-elle. Peinée par la situation encourue, c’est un véritable cri de cœur qu’elle lance à l’endroit de l’Etat de Côte d’Ivoire afin de pouvoir les en sortir. « Que l’Etat se penche sur notre situation car nos difficultés sont énormes. Bien que nos ambitions sont porteuses : approvisionner les marchés des pays limitrophes en vivriers, avoir des remorques et des tricycles pour le convoyage de nos marchandises agricoles, des fonds pour l’achat des intrants agricoles et du nécessaire pour le développement de nos activités. Nos yeux sont tournés vers le couple présidentiel qui ne lésinent pas sur les moyens pour venir en aide aux agriculteurs. Car le succès économique de notre pays repose sur les bras valides de ses agriculteurs », affirme-t-elle. Non sans remercier l’ancienne présidente du Conseil régional du Moronou et le président, Aka Veronique et le président de l’Anacaci, Soro Penatirgué, qui leur ont offert bien de dons.

Lorng Esmel

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